REFLEXION

MOTS POUR MAUX : Le sage au grand cœur



Les faits se sont déroulés à Mostaganem. Il y a fort longtemps, vivaient deux familles mostaganémoises dans deux maisons  ‘’ Haouchs’’ mitoyennes, ayant toutes les deux des enfants à charge en bas âge. L’une était fort aisée et l’autre très très pauvre et cela se voyait. Nous sommes à la veille de l’Aid El Adha, quand un homme tapa à la porte de la résidence du pauvre, et aussitôt celle-ci entrouverte, poussa un mouton à l’intérieur du haouch, en disant que c’était le père de famille qui l’a envoyé.  Surprise, la pauvre maitresse de maison qui n’en croyait pas ses yeux, essaya d’interpeller l’homme pour en savoir plus sur la provenance du mouton, mais celui-ci disparut. Très inquiète, elle commença à faire les cent pas, en essayant de savoir, comment son mari sans travail ni ressources aucunes ayant des difficultés pour subvenir à ses besoins, elle et ses enfants, a pu acheter le ‘’Kebch ‘’ de l’Aid, c’était insensé. Son inquiétude grandissait d’heure en heure, priant Dieu, pour que son époux n’ait commis aucun acte ou bêtise intentionnels pouvant avoir des conséquences préjudiciables sur leur famille en cette fête de l’Aid. Entre temps,  les enfants très contents ne comprenant rien, s’amusaient poussant des cris de joie avec l’agneau qui bêler, et dont les bêlements étaient même entendus jusque chez la voisine, une providence venue du ciel. Vers le tard, le pauvre chef de famille après une journée harassante revint à son domicile et apprit par sa femme l’histoire du mystérieux ‘’kebch’’. Tout de suite il comprit, et il dit à son épouse qu’il y avait sûrement erreur sur la personne, et que le mouton appartenait à coup sûr à son voisin. Etant un honnête homme, il se dit qu’il devait interpeller son voisin et lui restituer son bien. La gorge nouée, le cœur brisé, la mort dans l’âme  et tout en pleurs, il se demanda comment il allait expliquer à ses enfants, que le mouton n’était pas le leur, avait-t-il le droit de les priver de ce moment de plaisir, qu’ils ont connu pour la première fois de leur existence. Il savait que ce  serait une grande déception pour eux. Le  voisin d’à côté en revenant chez lui, demanda à sa femme, où était le mouton de l’Aid qu’il avait acheté et envoyé avec le transporteur. Cette dernière comprit aussitôt que l’envoyé s’était trompé de domicile, et elle dit à son mari avoir entendu des bêlements d’agneau chez leur voisin. L’homme sage au grand cœur dit à sa femme, ‘’ Dieu en a voulu ainsi, il a fallu que le transporteur se trompe de domicile pour qu’on se rende compte que notre voisin a le droit lui aussi de fêter l’Aid comme nous, je vais acheter un autre mouton pour nous’’. Il appela son voisin à qui il dit : ‘’ Mon cher ami, il n’en est pas question que tu me rendes le mouton, il t’appartient désormais, c’est Dieu qui te l’a envoyé, je n’ai pas le droit de priver tes enfants de ce don du ciel.’’ Et voilà comment se termine cette belle histoire qui prouve que parmi les êtres humains, il existe encore des bienfaiteurs.   
Un récit d’après des faits authentiques.             

B. Adda
Mercredi 14 Septembre 2016 - 18:19
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CHRONIQUE
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