REFLEXION

MOTS POUR MAUX : Le chef et son chef…..



A le voir dans sa tenue, ses airs trop rassurants et un sourire furtif, parfois « prêté », il en a tout l’air d’un vrai « chef ». Ça se pourrait que c’est un maire, un sous-préfet ou encore un Directeur qui se sent bien dans son grand bureau entouré d’un tas de téléphones, de fax et d’ordinateur. Ça en a tout l’air d’un grand Monsieur qui est là, occupant cette fonction, importante comme toutes les autres, d’ailleurs. On suppose qu’il a de l’intelligence et qu’il a un bon capital d’expérience professionnelle qui l’a fait gravir jusqu’à ce poste de responsabilité. Sinon, on aurait pu supposer qu’il a du piston comme on dit et puis qui le sait vraiment non, personne ! C’est possible aussi qu’on ait eu un besoin rapide de faire occuper un poste vacant et il était là, au bon moment .Il n’y croyait pas mais il a fini par se résoudre qu’il est devenu bel et bien « quelqu’un » comme on dit généralement dans la famille. Mais, dommage pour lui car « tout chef a un chef » il a un nouveau chef, le chef des autres chefs certains disent allègrement le « patron ». Mais non, ce chef n’est pas n’importe qui car lui, il est omnipotent et même, omniscient de temps en temps. Le « patron » en question a le statut d’un proconsul Romain et il a beaucoup à exiger de ses subordonnés, les chefs de second rang dirions-nous. Et pour cause ! Monsieur est le chef du département et il entend que les choses tournent bien. Pour cela, ses sous chefs doivent se montrer capables d’avoir des données fiables et rapides ; ils doivent être efficaces et s’intégrer dans le schéma global de sa stratégie pour le développement du département. Hélas, ils sont nombreux ces chefs qui sont pris en otage dans leur propre Direction par leurs propres « sous-Directeurs » ou « chefs de service » selon le cas et c’est un problème que ne comprendrait pas leur « patron ». Ces pauvres « chefs et sous-chefs » à la fois sont aussi victimes des uns et coupables envers l’autre. Dans ce cas, leur salut viendrait de leur « mutation » ou de celle de leur chef. Dans tous les cas, ce n’est que partie remise car leur secteur, en difficulté, ne tourne pas rond et c’est les « petits chefs » qui mettent les grands dans l’embarras car que peut faire ce pauvre « directeur » qui dépend totalement de ces quatre ou cinq « chefs de service ou sous-directeurs » qui sont  là, dans  leur poste depuis près de 15 ou vingt ans ou plus ? Ils s’entendent entre-deux, ils connaissent les rouages, les archives, les gens et la direction c’est eux véritablement ! Quand Monsieur le Directeur s’aperçoit  de la problématique, il comprend qu’il ne pourra pas faire grand-chose dans un « système établi » par eux. Pour le patron, le grand chef de tous les chefs, son Directeur et, ou son maire sont les vrais responsables.

Zahachi Younes
Dimanche 9 Octobre 2016 - 17:40
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CHRONIQUE
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