REFLEXION

MOTS POUR MAUX : L’incivisme, l’unique maître de la ville!



Autrefois, le civisme était de rigueur et s'observait en tout lieu et en toute circonstance au sein de la ville de Sidi Saïd, malheureusement, les temps et les mostaganemois ont changé, l'individualisme règne en maître absolu des lieux et l'anarchie semble devenir une règle nécessaire, partout en usage. Le "tag alla men tag" est l'unique mot d'ordre, qui reste en usage et demeure le plus pratiqué, malheureusement l'incivisme  a fini par distinguer  la ville des mimosas qui pleure ses valeurs perdues....!  Rien n'est plus comme ces jours d'antan où tous les Mostaganemois étaient presque comme des frères de lait, ils s'entraidaient pour survivre à la misère de l'époque coloniale, se consolaient les uns aux autres en cas de détresse, se partageaient le peu de pain et le plus petit des gîtes lors de ces  attaques nocturnes que menaient la sinistre O.A.S (Organisation de l'armée secrète), en offrant l’hospitalité aux ruraux qui fuyaient les douars  et la banlieue, Tigditt grouillait d’un monde fou ! En ces temps-là, les Mostaganemois se respectaient mutuellement et avaient un amour fou de la patrie occupée...! Aujourd'hui, après 54  ans d'indépendance, le citoyen mostaganemois à l'instar des autres citoyens des villes du pays, a fini par perdre totalement ses bonnes manières ‘’comportementales’’, et seule l'anarchie semble l'animer de jour en jour. Il se caractérise à présent par des gestes si désolants et de très sales habitudes, dont celle de salir là où il couche et se faire tant désirer là où il exerce. Partout c'est la désolation à travers ses moyens de transport public où les personnes âgées s'effondrent souvent par terre, à force de rester debout sans qu'aucune autre jeune personne assise n'ose se lever et céder la place avec un large sourire. Aux administrations et autres organismes publics, dont les agences de la CNAS, les annexes de l'état civil, et les urgences médico-chirurgicales, c'est la catastrophe, le pauvre citoyen endure un mal difficilement supportable en face d'un accueil qui n'existe d'ailleurs plus. C'est l'enfer administratif que le malheureux administré visite de service en service sans régler une banale affaire; les agents avec fort mépris se balancent entre eux les pauvres citoyens sans satisfaire leurs demandes et finissent par leur demander de revenir pour un prochain bal sans le moindre résultat. Quant aux urgences de l'hôpital il vaudrait mieux se faire accompagner par un personnel de la santé, sinon c'est la longue attente qui attend le citoyen et son malade qui risque de souffrir davantage en attendant son tour et que les "recommandés", les voisins du personnel exerçant, les amis et les amis des amis finissent par se faire soigner ou se consulter pour accéder à son tour après des heures et des heures ...! C'est le climat régnant à Mostaganem et à travers toutes les villes du pays qui ont fini par se faire gagner par ce mal qui ressemble à une plaie gangreneuse qui ronge la chair, partie par partie. C'est le désordre et l'anarchie qui obligent quelques sages de rappeler les consciences au civisme d'antan qui régnait partout à la ville des mimosas, telle cette inscription en rouge en arabe dialectal sur certaines façades murales de la ville  "il est interdit d'uriner en ce lieu ...! " .

L.Ammar
Samedi 15 Octobre 2016 - 18:11
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CHRONIQUE
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