REFLEXION

MOTS POUR MAUX : Chômage, décrets et demandeurs d’emploi



Les Algériens sont-ils devenus un peuple fainéant qui ne produit pas. Sur le marché du travail, on dit que ceux qui décrochent un travail sont pistonnés. En ce sens, l’ensemble des salariés affirment avoir décroché leur poste d’emploi par le biais de relations personnelles et familiales, et qui sont les moyens les plus efficaces pour trouver un emploi. Enfin, les résultats sont connus, même  sans aucune compétence. La médiocrité, c’est pour cela que nous sommes en retard dans tous les domaines à cause de ce recrutement qui se fait  par la ma3rifa au lieu d’un recrutement, selon le niveau de qualification du poste. Le placement des demandeurs d’emplois est l’une des activités les plus sensibles, c’est d’ailleurs, ce qui a poussé les pouvoirs publics à le réglementer par la loi n° 04-19 du 25/12/2004. Un nouveau décret exécutif régit l’activité, un cahier des charges pour les agences d’emploi (décret exécutif n°07-123 le 24/04/2007, déterminant les conditions et les modalités d’octroi et de retrait de l’agrément aux organismes privés de placement des travailleurs. Le placement des demandeurs d’emploi est gratuit. Aucun honoraire ni frais, ne doit être à la charge du demandeur d’emploi. Tout demandeur d’emploi doit s’inscrire auprès de  l’agence habilitée, de la commune ou de l’organisme privé agréé. Ce nouveau décret est donc venu compléter quelques insuffisances relevées dans les articles  de la loi n° 04-19. La gestion de la promotion de l’emploi salarié est confiée à l’Agence nationale de l’emploi (ANEM). Il s’appuie sur une nouvelle structure, à savoir le Dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP). L’Etat autorise les organismes privés à contribuer au rapprochement de l’offre et de la demande d’emploi, ils sont opérationnels et participent aux prestations d’intermédiation. Après les événements qu’a connus l’Algérie durant le mois de janvier 2011 et les pressions des demandeurs d’emplois dans la majorité des wilayas du pays, le gouvernement a lâché du lest en proposant d’accélérer les démarches d’accès aux prêts dispositifs de soutien (ANSEJ-CNAC-ANGEM). Selon l’Office national des Statistiques le taux de chômage  a «baissé» en avril, à moins de 10%, le taux de chômage s’est établi, à 9,9% contre 11,2 en septembre 2015. Ces chiffres démontrent également que le taux de chômage des jeunes est toujours plus élevé que les autres tranches de la population, malgré une légère baisse. Suite à La crise pétrolière qui se profile, et peut avoir un impact sur l’économie algérienne, toujours en attente d’une politique économique qui inscrit la croissance dans la durée, qui conduit à une diminution des importations et qui ouvre des perspectives de création d’emplois pour la jeunesse ‘’ruinée’’ par le chômage Plan d’urgence pour répondre aux besoins de l’Algérie.

BENHAMOU BENCHAIDA
Lundi 15 Août 2016 - 18:59
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CHRONIQUE
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