REFLEXION

MOSTAGANEM VILLE FANTOMATIQUE DURANT L’AID : Quelle permanence en l’absence de contrôle de l’Etat ?!

Si le refrain de la permanence des boulangers et des commerces en général est souvent dépoussiéré à la veille de chaque fête religieuse ; leur célébration coïncide l’on ne peut plus clair en l’absence de toute autorité de l’Etat, y compris au niveau des établissements hospitaliers et autres services des urgences.



Comme chaque année, l’Etat prévoit des permanences le jour de l’Aïd, devant se tenir par certains commerces, pour assurer le service minimum ; et comme chaque année, les commerces ne sont point au rendez-vous. L’exemple de cet aïd d’El-Adha, à travers la wilaya de Mostaganem, à commencer par les boulangeries quasi-inexistantes et les épiciers qui à part ceux habitant au-dessus, aucun n’a ouvert, à l’exception d’un nombre minime ayant écoulé tôt le matin leurs petits pains aux jeunes revendeurs n’ayant pas manqué de doubler le prix maintenant que la majorité des femmes a peur d’abimer le rubis de leurs ongles en pétrissant le ‘’matloue’’, tout comme au nettoyage des boyaux du mouton sacrifié, d’où l’image de ces tripes jetées à la rue. Mais cela est un autre sujet, au temps des hommes qui se rabattent sur les corbeilles de commerçants ambulants réinstallés après la prière de l’Aïd, pour ramener un pain douteux, froid et élastique à la maison.   Les pharmacies ont également suivi le courant avec zéro service à travers l’ensemble des communes de la wilaya. Y compris les pharmacies jouxtant les établissements hospitaliers se sont avérées aux abonnés absents. Une permanence qui a été aculée au pied du mur même dans les services des urgences et des hôpitaux où l’absentéisme a fait des émules, sachant que les services de contrôle de l’Etat sont eux aussi en train de festoyer !   Le chiendent de transport lui aussi pour sa part a fait faux banc au niveau des stations de taxis desservant Oran, Relizane, Tiaret, Mascara et Alger entre autres. Tout comme le transport urbain et suburbain.  Les consignes pour assurer ne serait-ce que le service minimum sont là avec leur lot de résultats : villes mortes, boulangeries fermées, absences de fruits et  légumes, indisponibilité des médicaments et des transports notamment, sans compter l’absentéisme des uns et des autres au niveau des organismes de l’Etat. De quoi confirmer que toutes les mesures du Ministère du commerce en matière de permanence n’est qu’une théorie que la réalité sur le terrain rejette d’un revers de main. L’impunité a de beaux jours ! C’est ça, en fait, l’Aïd en Algérie : le pays est fermé à tous les étages, y compris de ceux qui assurent le contrôle !

Ilies Benabdeslam
Samedi 2 Septembre 2017 - 19:11
Lu 965 fois
A LA UNE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 21-09-2017.pdf
3.59 Mo - 20/09/2017





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+