REFLEXION

MOSTAGANEM : Un centre ville au visage d' un Souk

A première vue lorsque l’on déambule dans le centre de la ville de Mostaganem, on a l’impression de traverser un grand souk et on est frappé par cette image qui ressemble à celui d’un grand bazar à ciel ouvert.



MOSTAGANEM : Un centre ville au visage d' un Souk
L’état de déliquescen ce de cette ville, est significatif et désigne bien qu’elle vient de se doter d’un nouveau statut rural, par de là du regard projeté, par le visiteur sur ce fatras qui dénature son centre. Disparition de l’esthétique pour virer à la désolation et au laisser aller préméditer d’où la négligence des pouvoirs publics qui l’on condamné à la déperdition lui enlevant sa citadinité, son allure de ville si parfaite et si envié dans un passé récent. Se rappeler de son exemplarité de par ses placettes, ses squares, ses jardins jusqu’à la propreté, qui a été le relief de cette cité lui donnant un aspect attrayant. La différence à relever c’est que l’on ne se bousculait pas pour se frayer un chemin sur les trottoirs, ou à l’intérieur des arcades utilisées il n’y a pas si longtemps par le piéton. Aujourd’hui il y a lieu de s’inquiéter sur l’état d’avancement et de pourrissement que subit le centre ville, par cette anarchie flagrante, causée par tous ces véhicules et ce monde grouillant qui se télescope, ou l’on ne se reconnaît plus, dans notre comportement, dans nos gestes et dans la conduite à prendre. Dans cette cohue déferlante, dés les premières heures du matin et tous les jours que dieu fait, nous assistons a ce spectacle répétitif et irréel, attestant d’un enchevêtrement entre le citoyen et l’automobiliste, dans le partage de la chaussée, vu l’encombrement des espaces réservés pour l’usage des passants, qui ont tous étaient squattés, par des marchands qui on en pris possession à savoir : La place du 1er novembre, la place Ayachi Abdelkrim « ex Place du Barail », la place des trois frères bencheikh «ex place Thiers», et toutes les rues attenantes au centre ville, telles les rues : du Lion, du 24 avril derrière le marché couvert, Ghali Benzohra, Abderrahmane Berrais menant à l’hôpital Che Guevarra, les arcades face au djemaa El badr et ceux de l’avenue Benaied Bendehiba, ainsi que la route Amara Hamida et que rejoint l’ avenue Benyahia Belkacem et celle de Mohamed Khemisti. Toutes ces avenues, ces rues et ces couloirs névralgiques font jonction avec les autres voies et toutes les importantes artères qui convergent vers le centre de la ville, ce qui automatiquement ont accentué la pression et sont la cause de l’engorgement du centre de la ville. Le calvaire est perceptible avec tous les marchands qui ont investit les lieux à savoir les places, les rues et les arcades cités, plus haut, empêchant la fluidité, des flux, que se soit pour le passage des véhicules ou du piéton. N’est ce pas aberrant de voir que toutes sortes de marchandises sont étalées sur les chaussées sans que personne ne puisse intervenir interdisant tout accès aux véhicules qui circulent dans le centre. Le marché de l’Ain Sefra, ajoute aussi à l’encombrement du centre, par sa proximité, pris en étau entre les tenants de ce plan urbain qui a mis la ville de Mostaganem sens dessus dessous. Aujourd’ hui le centre ville ressemble bel et bien à un Souk rural et souffre de l’état déplorable qui ne cesse d’investir le noyau central de la cité et s’achemine vers le pourrissement, d’autant plus que personne ne bouge le petit doigt même pour les risques encourus par le passant qui peut à tout moment risquer d’être victime d’un effondrement de balcon vu l’état de délabrement de certaine bâtisses et d’arcades mal entretenues et qui datent de l’ère colonial, voir aucun entretien depuis. Cette situation a ébranlé les rapports entre l’autorité et le citoyen outrepassant les limites de par la négation affichée, face une telle situation, que personne ne veut prendre en compte et l’intérêt général, est jetée aux calendres grecques. La logique du profit et la domination autoritaire exercée fait fi de toutes les critiques, alors que la rupture est essentielle, pour couper court au paradigme qui met en cause les traditions ancrées dans cette cité. La responsabilité incombe aux pouvoirs publics pour veiller à la bonne marche de la cité. En tout cas dans cette ville ça à été la rupture si ce mot a encore un sens pour nos élus, opposés à toute amélioration du cadre de vie de sa population, qu’ils ont réduit à une simple masse humaine, ne prenant pas en compte ces ruptures avec l’anarchie et le désordre dont il faut souligner l’urgence. Peut être ne connaissent ils pas l’ancrage dans l’histoire émancipatrice et sociale de cette ville dans son approche globale et multidimensionnelle dans le respect des singularités locales, pour refuser de traiter les problèmes rencontrés par le résident de cette cité. Dans ce contexte son citoyen voudrait bien participer à l’élaboration collective de cette ville dévastée. Aujourd’hui au vu de l’évolution décadente, l’ordre s’impose et devient prioritaire pour cette cité et n’a jamais été aussi nécessaire, avant qu’elle ne soit ruralisée totalement. Madame le wali est plus que jamais sollicitée, étant la seule à prendre les mesures nécessaires et sévir contre tous ceux qui ne respectent pas l’ordre et le respect à la population de Mostaganem, car attendre un geste de nos élus ou à ce qu’ils réagissent c’est compter pour du beurre.

Benyahia Aek
Lundi 11 Janvier 2010 - 10:18
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