REFLEXION

MOSTAGANEM : Les prix des vêtements de l’Aid El Fitr harassent les citoyens

A quelques jours seulement de l’Aïd el Fitr, c’est la ruée vers les magasins de vêtements et de chaussures dans la wilaya de Mostaganem. Des familles entières submergent les magasins du prêt à porter ouverts pour la circonstance dès les premières heures de la matinée et ne baissent rideaux que tard dans la nuit. C’est l’occasion propice pour écouler sa marchandise qui peine à trouver preneur ces mois derniers caractérisés par la haute chaleur et l’emprise de la fraicheur que procurent les plages.



C’est la seconde saignée qui caractérise le budget de chaque famille après celle du début du mois sacré qui a fait plier financièrement l’échine à de nombreux chefs de famille. Un budget divisé, bon gré mal gré, en deux parties, (Ramadhan et Aïd El Fitr). La première sera avalée, par tout ce qui est lié à la satisfaction du ventre et l’autre moitié sera consommée par les achats de vêtements, chaussures et autres articles, en relation avec la fête de l’Aïd El Fitr.  Du coup, les marchés et magasins, vivent au rythme des va-et-vient incessants de la cohue. A quelques jours de l’Aïd, de jour comme de nuit, l’engouement n’est pas facile à décrire, tant les boutiques grouillent de monde. Des parents, souvent dans la gêne et traînant femmes et enfants, sillonnent les magasins. Dans les souks, les vendeurs des étals annoncent à haute voix, les prix des articles proposés, spécialement pour cette fête. Mais la déception de tous, ou plutôt de la grande majorité, trouve son origine dans les prix parfois exorbitants qui sont affichés. Un gilet-pantalon pour garçons (4 à 7 ans) au prix de 5800 DA, une robe pour les fillettes de 5500 à 7000 DA, alors qu’un autre avec en plus un body est proposé à 4000 DA. « En moyenne, une tenue complète d’un enfant de 10 ans revient aux environs de plus de 8000 DA » dira un père de famille désemparé en ajoutant qu’au moins les ensembles pour garçons ou filles offrent l’avantage, d’être une tenue vestimentaire complète. Des chaussures et des baskets, dont les prix varient entre 1200 et 6000 DA, sont proposés. Pour les adultes, pour les hommes, des jeans à 1600 DA et des chemises à 800 DA.  Pour les femmes, des ensembles à 5500 DA et des djellabas dont les prix varient entre 5000 et 12000 DA. D'autre part, certains vendeurs ont attribué la cherté des prix des vêtements à la question de l'importation, en particulier ceux qui sont amenés à partir de la Turquie, l'Espagne et la France…Pour habiller les enfants, les pères de familles doivent faire un grand sacrifice, allant parfois jusqu’à vendre un bijou de famille, tandis qu’une partie non négligeable de nos concitoyens optent, carrément, pour les magasins de la friperie, qui sont également très sollicités. Un père de famille interrogé à ce sujet nous confiera : "J'ai cinq gosses à qui je dois acheter des vêtements et je dois faire un choix. Acheter aux deux âgés des produits importés, et pour le reste, je me contenterai de leur payer des habits locaux et me  rabattre sur la friperie où les prix sont abordables ». Car leurs prix ont augmenté de 15 pour cent cette année, comparativement à l’année précédente, ce qui a suscité le ressentiment et l'indignation de la plupart des citoyens, en particulier les personnes à faible revenu, dont certains ont reconnu que les prix sont très élevés et dépassent de loin leur pouvoir d'achat, où ils n’ont pas pu acquérir des habits de fête pour leurs progénitures, se trouvant contraints de se diriger vers les marchés de vêtements usagés, qui affichent des prix raisonnables en rapport avec le pouvoir d'achat des personnes à revenu modeste, précise-t-il. Pour sa part, un autre jeune père de famille, nous a fait savoir, pour acheter une tenue complète pour un bébé de 18 mois, il me faut plus d’un million, mis à part, les fournitures pour la préparation des gâteaux, sont excessivement chers cette année, à l’exemple des  arachides, amandes, pistaches, noix de coco, ce sont des produits dont beaucoup de familles ont besoin pour préparer les différentes variétés de gâteaux traditionnels.
 

Ikram
Mardi 28 Juin 2016 - 16:37
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MOSTAGANEM
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