REFLEXION

MOSTAGANEM : Les marchands informels squattent les axes routiers

En dépit de toutes les campagnes de lutte engagées contre son éradication, le marché informel persiste à exister encore, et signe sa présence par le squat des axes routiers. De multiples produits sont exposés au soleil et sans le respect de la moindre règle d’hygiène , aux abords des routes, en exposant malheureusement la vie des consommateurs aux risques d’accidents et leur santé à tant de troubles digestifs , dont certains causent la mort !



Squattant impunément  les trottoirs qu’ils occupent  aux mépris de toutes les lois de la République, les routes  qu’ils bloquent  par les attroupements de clients  attirés par les produits exposés, les commerçants  de l’informel , insoucieux , continuent de s’imposer  malgré  les mesures engagées pour l’éradication du marché noir  qu’ils alimentent en produits de diverses  natures  et la réalisation de dizaines de marchés de proximité pour le contrecarrer. Malheureusement et à  ce jour ,la situation  de ce marché parallèle semble prendre un élan en migrant en dehors de la ville et  se rabattre sur  ses principaux axes  routiers où  ce dernier  parait  s’installer pour de longues durées  sans la moindre inquiétude. Aujourd’hui, des dizaines   de revendeurs à la criée, occupent  les abords des routes  qui mènent  vers la ville de Mostaganem, en  optant  pour la commercialisation  de multiples  produits  alimentaires, exposés à  longueur du jour au soleil et sans aucun  respect  des règles élémentaires  d’hygiène . Sur la voie « express » menant vers Oran, des enfants à la solde d’adultes incrédules   font dans le commerce du lait caillé (raib), du petit lait (l’ben), des œufs cuits durs, et du pain traditionnel, sans se référer à aucune mesure d’hygiène ou à l’utilisation de moyens de conservation. Sur l’un des tronçons de la route nationale n° 90, reliant  Mostaganem à Relizane, c’est le territoire de l’abattage clandestin , tout  un douar semble  s’adonner à cette pratique prohibée  qui s’hérite de père en fils  et qui  malheureusement  ne semble point être combattue , des étals foisonnent  d’un eucalyptus à l’autre, la viande exposée à l’air libre n’est ni estampillée  et ni contrôlée, un de ces bouchers affirme pour rire  qu’elle est bénie  par l’un des saints de la région !  Sur le chemin qui mène vers Mazagran via le pont, une dizaine de marchands de légumes et fruits, se sont installés à quelques mètres du carrefour, pour se livrer à la vente de leur marchandise.  A Hassi Mamèche, d’autres dizaines de marchands se sont fixés sur un lieu des plus dangereux sur le plan sécuritaire. Situé en plein virage, et juste à un ou deux mètres du passage non protégé du train, desservants les deux villes de Mostaganem et de Mohamadia, ce lieu de vente représente énormément de dangers et reste une menace permanente pour la sécurité des clients, qui se garent en plein virage et tentent de regagner les étals des revendeurs, situés de part et d’autre sur la route. De multiples accidents ont été évités de justesse sur ce lieu. Face à cette remontée en force du commerce informel, les autorités concernées sont interpellées pour intervenir et mettre fin à cette anarchie qui cible la santé et la sécurité des citoyens, de par l’attroupement en ces lieux dangereux et surtout la consommation de ces produits, dont certains sont si nocifs.

L.Ammar
Samedi 13 Août 2016 - 17:12
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MOSTAGANEM
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