REFLEXION

MOSTAGANEM : Le temps des vendanges dans la région de la Dahra



La viticulture en Algérie est aussi ancienne que ces terres fertiles qui, à une certaine époque, contribuaient largement à faire le bonheur de tous les colonisateurs qui s’y sont succédé : des Romains et Byzantins, jusqu’ aux Français. La wilaya de Mostaganem est connue pour avoir, depuis tout le temps, été non seulement une région touristique mais également une terre de vignes par excellence. Des vignobles s’étalant sur des milliers d’hectares témoignent même de l’enracinement de la viticulture dans cette région. De Benabdelmalek-Ramdane à Achaacha où des vignes de différents âges et espèces occupent, parfois, à perte de vue de grandes superficies. Soigneusement alignées, elles traduisent ainsi l’intérêt particulier que portent les fellahs de la Dahra à cette activité. A Mostaganem, La surface occupée par la vigne s’élève à plus de 1570 hectares dont 1100 hectares répartis sur les trois daïra (Sidi Ali, Sidi Lakhdar et Achaacha). Une fois n'est pas coutume, la campagne des vendanges a été bel et bien lancée au début de la semaine passée à travers la région de la Dahra, mais un peu plus tôt que d'habitude, en raison des chaleurs qui ont sévi au début de ce mois sacré. Chaque matin, des dizaines de gosses, munis de leurs bidons et canifs se pointent aux lieux indiqués à l'avance par les viticulteurs pour être transportés vers les champs de vignes où ils effectueront cette laborieuse tâche de couper le raisin à des fins de transformation en vin. Des vendanges rimant avec la fête d’autrefois, elles ont perdu beaucoup de leur notoriété. Jadis, les vendanges s'étalaient sur trois mois et c'étaient les adultes (hommes et femmes) qui s'acquittaient de cette tâche. Au lendemain de l’arrachage massif, mais surtout non réfléchi du vignoble durant les années 80, qui a vu des dizaines de milliers d'hectares arrachés, la durée de la campagne est, actuellement, souvent réduite à tout juste une semaine. Une semaine en journées discontinues. Les centaines de remorques pleines de raisin qui occupaient les chaussées limitrophes aux caves sur des dizaines, voire des centaines de mètres, se limite aux abords immédiats de celles-ci. L’odeur, également caractéristique, n’embaume plus la localité comme autrefois. Cette opération est limitée à présent à quatre ou cinq jours pour chaque viticulteur.Pour la réussite de cette campagne, à Khadra, trois caves dont un appartenant à un investisseur privé sont opérationnelles pour l'opération de vinification. Deux autres caves, un à Sidi Lakhdar et l’autre à Hadjadj reçoivent chaque année la production des fellahs locaux. Le raisin de table se négocie dans les différents marchés de la région entre 40 à 70 DA, selon la variété et la couleur du raisin proposé, alors que le raisin de transformation est cédée à plus de 2500 DA le quintal.

Adda Abdelwahab
Mercredi 25 Août 2010 - 12:01
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RÉGION
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