REFLEXION

MOSTAGANEM : Le marché noir, maitre absolu des lieux commerciaux



Le marché informel enregistre des performances quantitatives considérables aux dépens du secteur formel légal. A Mostaganem, les marchands de l’informel se sont accaparés de tous les espaces, dans les rues, les placettes, les espaces verts et en bordures des routes divers marchandises variés, produits contrefaits, « habillement, chaussures, maroquinerie, produits alimentaires périssables, fruits et légumes, confiserie pain etc.» sont illicitement étalés et proposées à des prix attractifs. Rien n’est laissé à l’abri, chaque coin, chaque mètre est squatté par les marchands de la vente informelle pour les transformer en souk poussant le zèle jusqu'à occuper des espaces considérables de la voie publique, en gênant la fluidité de la circulation automobile et celle des passants qui ne savent plus à quel saint se vouer. Des hypothèses entendues parlent même d’opérations de transactions et de négoce pour céder les places de tour à tour et ce au vu des pouvoirs publics qui paraissent impuissants devant ce fléau qui prend plus d’ampleur. En effet l’expansion des marchands ambulants est spectaculaire, toutes les activités commerciales sont présentes, rien n’échappe même les articles de quincaillerie, plomberie, brocante, téléphone et cafetiers ambulants etc. Sont exposés soit sur des étals soit à même le sol. Cet important marché d’approvisionnement pour la population qui connait une implantation de charrettes, d’étals qui se font au mépris de l’alignement, obstruant souvent la circulation dans les rues principales et donnant l’impression d’installations incontrôlées. Cette situation d’anarchie totale, qui pollue un peu la vie quotidienne des riverains et des citadins dont les quartiers défigurés sont occupés en permanence et alimenté par le trabendo, produits locaux ou non, on ne comprend plus qui vend ou et comment. L’insalubrité et l’insécurité règnent en maîtres dans ces places d’échanges occupées par les vendeurs à la sauvette et le trabendiste, ce sont des dépotoirs immenses qu’ils laissent derrière eux et dont la mission incombe aux services concernés de faire la collecte. Cette situation qui a généré tant d’incommodité à poussé la majorité des commerçants légaux d’accaparer des trottoirs et devantures de leurs magasins pour exposer leurs produits, c’est une forte concurrence. En ce qui concerne les piétons, personne n’y pense, qu’ils aillent se promener sur la voie publique au risque de se faire écraser par un automobiliste. Toutes ces activités illicites portent un lourd préjudice au trésor public, pour l’ensemble des marchants légaux, ce ne sont pas non seulement leurs concurrents de l’informel qui cassent le commerce mais également les charges trop lourdes qui pèsent sur eux et rendent l’exercice de leur profession aléatoire et c’est un danger parce que une activité qui ne paye pas d’impôts exerce une concurrence déloyale pour une activité déclarer.

MBS
Dimanche 6 Juin 2010 - 09:25
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MOSTAGANEM
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