REFLEXION

MOSTAGANEM : Le jardin public rouvre, aujourd’hui, ses portes

C’est aujourd’hui qu’ouvrira ses portes le parc Emir Abdelkader, plus connu sous le vocable de « Jardin public ». Un site de détente verdoyant qui a fait couler beaucoup d’encre ces quatre dernières années. Et depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts d’Aïn Sefra et Mostaganem sera certainement ravie du nouveau visage que lui offre son parc plus que centenaire.



Le jardin public. Une appellation qui colle à un endroit cher aux Mostaganémois  comme aux globe-trotters  et passagers. On y  trouve eau, ombrage et fraîcheur.
L’histoire faisant, le jardin public de l’Algérie indépendante fut baptisé du nom du fondateur de l’état algérien moderne. L’Emir Abdelkader. Un soufi, poète, valeureux guerrier, philosophe et célèbre personnalité.  
L’Emir Abdelkader considérait Mostaganem comme un fief de djihad et de culture. La patrie de Sidi Lakhdar Benkelouf et  lieu de grands faits d’armes parmi lesquels la mise hors d’état de nuire du Comte Alcaudete, un envahisseur espagnol que neutralisa Hassan Pacha en 1558.
Et puis sous l’assaut des génocidaires français, Mostaganem,  que réclamait l’Emir,  tomba en 1834. Et lui-même fut déporté en septembre 1847 vers sa prison en France. Libéré en 1851, sur ordre de l’empereur de France, Napoléon III, il s’exila  vers Borsa en Turquie puis s’établit définitivement à Damas en Syrie.
La forte personnalité et le charisme d’Abdelkader ont bien influé sur les français toutes classes confondues y compris sur la cour impériale et les généraux et maréchaux de France.
1865, le journal hebdomadaire Le Monde illustré n°424 du 27 mai  publie une illustration d'après le croquis de M. Moullin représentant « l'Empereur Napoléon III au balcon de la sous-préfecture de Mostaganem (département d'Oran, Algérie) saluant les colons français et les Arabes lors de sa visite officielle le 20 mai 1865. » C’est dire que l’empereur a précédé le général De Gaulle d’un peu plus d’un siècle. L’histoire nous rapporte que lors de cette visite,  les clés de la ville lui furent remises présentées par un certain Bollard, à l’époque maire de Mostaganem.
Comme l’histoire se répète, loin de venir  saluer son auguste personnalité, les Arabes étaient venus, contrairement aux colons, pour manifester leur mécontentement et leur désapprobation de l’occupation française.
Mais peu d’ouvrages rapportent que cette journée vit les prémices d’une longue nuit coloniale qui commença avec l’idée du jardin public de Mostaganem. Le parc Emir Abdelkader. Tout un symbole puisque les deux premiers arbres qui y furent plantés le furent avec les mains de Napoléon III, devenu protecteur  et ami de l’ennemi  juré de la France. Et ce, il y a plus d’un siècle et demi.
Deux  immenses fucus trônent encore face au bureau de M.  Smaïl Abdelhamid, actuel président de l’assemblée populaire communale, le maire du renouveau, qui a promis que la cérémonie d’aujourd’hui sera grandiose. Grandiose à la mesure de l’attente qui n’a que trop duré.
La population sera-t-elle satisfaite des aménagements tant attendus ? Les milliards de centimes ont-ils été dépensés à bon escient ? D’ores et déjà la rue fait entendre que la médiocrité a  encore dit son dernier mot après bien des avis, suggestions et conseils de passants avertis qui de la grille jugeaient  que l’art et l’harmonie faisaient défaut.

Benatia
Lundi 21 Mars 2016 - 17:01
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MOSTAGANEM
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