REFLEXION

MOSTAGANEM : Le centre pour jeunes filles et femmes en détresse, un établissement méconnu !

C’est le seul centre qui œuvre à procurer un réconfort aux femmes battues, à les protéger et à les réinsérer sur le plan social et professionnel d’autant plus que les cas de violence augmentent sans cesse, avec un impact sur les enfants innocents, aboutissant souvent à la destruction de toute une famille.



Le Centre national d’accueil, au chef-lieu de wilaya Mostaganem, qui se trouve au niveau du quartier de la ‘’Pépinière’’, a été créé par décret ministériel n°96/10, le 17/03/2010 afin de recevoir et prendre en charge les femmes et filles victimes de violence et en détresse. Peu de gens le connaissent pourtant, il est opérationnel depuis la mi-novembre 2011 .Il est doté d'une capacité d'accueil de 40 lits pour un pensionnat qui n’excède pas plus d’une année renouvelable dans la tranche d’âge comprise entre 16 à 59 ans .Il dispose de diverses installations nécessaires dont dix chambres, une bibliothèque. D’autre part, ce centre parraine, auprès du CFPA local la formation en coiffure, couture, tissage et un autre réservé à l'opération d'alphabétisation, en plus d'espaces verts, entre autres. Cette structure prend en charge les femmes victimes de violence familiale de différentes wilayas du pays en leur prodiguant des séances de psychothérapie pour atténuer leurs souffrances et essayer de trouver des solutions à leurs problèmes dramatiques. Bien que la législation algérienne ait été durcie pour juguler ou tout au moins freiner un peu ce phénomène, la situation des femmes battues est toujours inquiétante puisque, selon les estimations ce sont quelques 1500 cas qui sont enregistrés en moyenne, chaque année, au niveau de la Wilaya de Mostaganem. Le sentiment de banalisation de cette violence contre la femme est malheureusement devenu un fait divers parmi tant d'autres et passe, souvent, presque inaperçu. Malgré les progrès enregistrés et les multiples mesures prises visant à réduire, condamner et éliminer ces violences, celles-ci continuent à s’exercer dans l’espace privé et l’espace public, parfois. Le centre, depuis son ouverture en fin 2011 a hébergé différentes catégories de pensionnaires dont l’âge varie de 16 à 59 ans comme le montrent les statistiques suivantes : en 2011, le centre accueille 02 pensionnaires, 2012 : 60 pensionnaires, 2013 :103 pensionnaires, 2014 :94 pensionnaires, 2015 :99 pensionnaires et 32 pensionnaires du 01/01/2016 à ce jour où nous mettons sous presse. Selon certaines statistiques de services accrédités l’étude d’un échantillon de femmes victimes de violence montrent que « l'agresseur-type » est un homme, souvent le mari et parfois le frère de la victime dans les 50% des cas. Il semble que les cas augmentent dans l’indifférence la plus totale et ces violences dont le plus grand nombre de violences ont lieu dans l’espace familial et, dans l’espace familial, c’est le conjoint qui commet le plus de violences. La violence conjugale se présente sous plusieurs formes : violences physiques, psychologiques et verbales, agressions sexuelles, contrôle des finances personnelles. On estime valablement que ce sont quelques 1500 cas d’agressions diverses qui sont enregistrés chaque année au niveau de la wilaya. Beaucoup de citoyens que nous avons questionnés pensent qu’il est souhaitable que les responsables des affaires religieuses puissent apporter leur contribution et s’impliquent avec préceptes de l’Islam dans la sensibilisation en éclairant nos concitoyens pour que cesse cette violence, envers nos filles et nos femmes cesse ou tout au moins, diminue.

Younes
Lundi 13 Juin 2016 - 15:05
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MOSTAGANEM
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