REFLEXION

MOSTAGANEM : La veuve du Chahid Benyahia Belkacem n’est plus

Hier, s’est éteinte la veuve du Chahid Benyahia Belkacem, Mme. Benyahia Khroufa née Bourouba, une femme si courageuse que toutes ‘’les veuves de chahids’’ qui ont été derrière ces hommes, qui ont lutté et qui se sont élevés contre le joug colonial enduré depuis plus d’un siècle, à la nécessité avérée de prendre les armes, afin d’arracher les droits, la liberté et l’indépendance.



 Parmi eux, Benyahia Belkacem, qui est arrivé à se hisser au rang des grands, devenant ainsi le symbole de toute une région qui peut être fière de lui. Il a été l’un des précurseurs de la révolution algérienne au niveau du Dahra, mais aucune commémoration pour cet homme qui a placé la barre historique très haute pour que l’on se souvienne de lui ici dans son fief. Benyahia Belkacem, est né le 11 janvier 1924 à Mostaganem, et a été élevé au sein d’une famille nationaliste du plus petit au plus grand. Son père Abdelkader, tout comme ses oncles Benaouda et El Habib ainsi que sa mère, ses oncles et ses tantes étaient convaincus, quant à l’aboutissement du rêve Algérien et de celui de la liberté. Hadj Mohamed Benalla qui était chef adjoint de la wilaya 5 historique, le désigna comme responsable de la région de Mostaganem. Il avait été choisi, par Larbi Ben-Mhidi par rapport à ses capacités intellectuelles et politiques dont l’efficacité était sans appel. On rapporte qu’il était insaisissable, il utilisait deux pseudonymes, (Jacques et Mustapha) . Le Chahid se chargeait personnellement des missions importantes dans un souci de préserver sa couverture et ses compagnons. Ces derniers les plus connus, étaient Houari Boumediene, Abdelaziz Bouteflika et Cheikh Zerrouki Ibn Eddine, proches de lui à tout moment. En 1959, lors d’un combat à El-Harricha à la frontière marocaine, contre une armada française qui emploiera tous les moyens avions de chasse compris et aux côtés de ses compagnons, il tombera au champ d’honneur les armes à la main, Il sera d’une bravoure exemplaire c’est ce qu’il lui vaudra le grade de colonel à titre posthume. Le 1er novembre 2011, la veuve du martyr a reçu en son domicile la visite du wali de Mostaganem, Ouddah Houcine, où l’émotion était à son comble durant l’entrevue entre le wali et la veuve du Chahid en présence de sa fille et de ses petits-fils, Ce geste qui l’honora, a mis en relief l’intérêt que portait l’ex-wali de Mostaganem à la famille révolutionnaire, qui a tant donné au pays.

Charef Slamani
Vendredi 26 Septembre 2014 - 16:29
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