REFLEXION

MOSTAGANEM : La sardine : le « poisson du pauvre » inaccessible au démuni !

Malheureusement, la cherté des poissons constatée, notamment la sardine, est aperçue par la ménagère à faible revenu comme très inaccessible à Mostaganem. L’inflation des prix de ces produits conjugués, à une forte demande, privent également certaines autres catégories sociales défavorisées, des produits de la mer, très appréciés.



Révolu le temps où cette sardine régalait le palais des pauvres gens le plus souvent à faible revenu ou sans ressources. Des spécialistes du secteur halieutique, rencontrés, expliquent que cette cherté du poisson intervient par sa rareté et diminution en ces périodes de fécondation et/ou de reproduction, en d’autre terme, selon la loi de l’offre et de la demande. Entre temps, les prix grimpent parfois en flèche sur les étals de la poissonnerie des marchés, atteignant des seuils inabordables, décourageant les citoyens pauvres, parfois les plus téméraires. Mêmes les poissons bleus, les plus ordinaires, ne sont pas épargnés par cette inflation, à l’exemple de la sardine qui doit se reproduire en hiver et qui se trouve en ces périodes printanières au sommet du piédestal avec un prix qui s’affiche autour des 400 pour atteindre quelquefois les 600, 00 dinars, dépassant tout entendement et qualifié par les citoyens, « d’inflation catastrophe », impossible à exclure. Souvenons-nous que dans un passé proche, ce petit poisson bleu, l’aliment aux multiples recettes était considéré, comme celui du poisson du pauvre. Aujourd’hui ce n’est plus le cas car il se taille une réputation dans les milieux marins du monde de la pêche défiant les poissons les plus chers, dont la crevette, le rouget, et ce en raison de son prix qui a presque triplé, atteignant celui des autres poissons blancs, dont le pageot etc…. Dans quelques jours, les musulmans accueilleront le mois sacré du ramadan, alors qu’en serait-il du prix du poisson, qui aura peut-être encore été multiplié, profitant peut-être à certaines âmes peu scrupuleuses et spéculatrices au détriment de certaines bourses démunies, déjà très exposées à l’épreuve de certains prix des fruits et légumes. Sur ce sujet, nous avons rencontré plusieurs personnes toutes responsables de famille et nous leur avons demandé leur opinion et tous répondirent pratiquement dans le même sens à savoir que ces dernières années et en certaines périodes particulières le « petit poisson du pauvre qu’est la sardine » est devenu un produit de luxe et ce vu son prix exorbitant qui le rend inaccessible aux petites bourses. 

Benyahia Adda
Samedi 28 Mai 2016 - 18:55
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MOSTAGANEM
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