REFLEXION

MOSTAGANEM : La mal vie, pénible quotidien des fonctionnaires…. !

Longtemps épargnés par la misère rampante au sein de larges couches de la société, les fonctionnaires des administrations et autres établissements publics viennent de se faire rattraper par la mal vie, qui en face de l’érosion progressive du pourvoir d’achat, a fini par devenir la campagne privilégiée de leur amer quotidien… !



MOSTAGANEM : La mal vie, pénible quotidien des fonctionnaires…. !
Kadda, fonctionnaire au sein d’une A.P.C, ne parvient plus a s’en sortir, son « mois » ne lui permet plus de satisfaire son ravitaillement mensuel; il emprunte souvent une somme, à sa mère qui touche une bonne pension de retraite et l’aide a boucler le mois et le finir sans tendre la main. Deux de ses enfants scolarisés étudient sans manuels scolaires, seuls deux fréquentant la première et la seconde année, ont pu bénéficier de la gratuité de ces derniers, les deux autres ont été bien obligés d’emprunter les principaux titres. Son menu quotidien est devenu monotone, à midi, c’est le riz en petite quantité qui se sert et le soir, c’est le couscous au lait « coupé » avec beaucoup d’eau, les rituels « cafés » du main et du soir, la famille a fini par les faire sauter depuis des années, la viande n’est consommée qu’au jour de l’Aïd El Adha, grâce à la charité des voisins. D’autres « Kadda » supportent difficilement les fins des mois qui deviennent, de plus en plus durs, ils dépensent plus qu’ils en gagnent pour répondre juste aux besoins vitaux de la famille, ces situations là, ont fini par causé de graves pression sociales et psychologiques et des maladies chroniques (troubles digestifs permanents, insomnies, etc…). Ce déséquilibre flagrant entre les prix des produits de large consommation, qui s’enflamment de mois en mois et de pénurie, et les salaires « minables » perçus, a engendré ces situations déplorables à ces pauvres petits fonctionnaires : une catégorie de la société, censée mieux vivre et loi de tous soucis, le pouvoir d’achat des fonctionnaires, s’est beaucoup dégradé au cours de ces dernières années, leurs salaires ne couvrent plus leurs besoins nécessaires qui s’érodent de produit en produit, ils recourent à l’endettement auprès des banques publiques ou des particuliers, une pratique qui les déprime davantage et les rend encore plus malheureux, et souvent incapables d’honorer « ces dettes de la pression ». Selon une étude réalisée par le SNAPAP, en été de l’année 2009, la situation dominante est plus que dramatique, sur l’échantillon des 22 482 fonctionnaires questionnés, 17 248 d’entre eux, déclarent survivre et finissent très mal le mois, en se privant de tant de produits alimentaires, et dépensent plus que leurs salaires pour faire face aux imprévus et surtout en face de la cherté de la vie liée à une force et à la stagnation des salaires qui ne suivent plus le rythme de cette cadence imposée par une économie qui ne veut plus dire son nom. Le « smicard » ne parvient plus à assurer le minimum vital à sa famille pendant une semaine, ceux qui perçoivent des salaires moyens se plaignent et jurent qu’ils peuvent aller au-delà de 15 jours de résistance avec les 30.000 dinars du salaire reçu, le carnet de crédit est revenu en force, faire partie du décor misérables de la cuisine de tant d’Algériens, qui croyaient échapper pour de bon à la misère galopante qui a fini par élire domicile au sein de milliers de foyers de la belle Algérie, pour les uns et les autres, ces fonctionnaires qui ne demandent que l’amélioration de leurs dures conditions d’existence pour une vie digne et conforme à leur statut de fonctionnaires qui ne doivent pas mendier le pain quotidien.

L. Ammar
Samedi 7 Novembre 2009 - 00:01
Lu 526 fois
MOSTAGANEM
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 01-12-2016.pdf
3.59 Mo - 30/11/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+