REFLEXION

MOSTAGANEM : La décharge d’El Hachem, une menace permanente

Les déchets ménagers et assimilés, collectés au niveau de la ville de Mostaganem, sont évacués à la décharge sauvage d’El hachem , distante d’à peine 08 kilomètres, est l’une des géantes décharges de la ville, qui reçoit quotidiennement 106 tonnes de déchets ménagers dont 87 % proviennent de la commune de Mostaganem et 13 % des entités agglomérés de la ville de Sayada….Une montagne de saletés ,de déchets et d’ordures de toutes natures, difficilement « gérable » de par l’absence d’une alternative urgente de secours… !



MOSTAGANEM : La décharge d’El Hachem, une menace permanente
La gestion de ce site « ordurier » pose problème à la ville, cette décharge publique sauvage constitue une menace réelle pour l’environnement et les riverains qui quotidiennement ne cessent de clamer haut et fort leurs indignations face aux différentes nuisances engendrées par les incinérations non réglementaires des déchets et dont les odeurs pestilentielles violent les narines , les suffoquent et obligent les citoyens des alentours de les respirer par les inhalations permanentes des ordures qui partent en fumée et de ces liquides fétides appelés « Lixiviat » qui polluent et se propagent insidieusement en dégageant des odeurs infectes tout au long de la chaussée, « C’est répugnant de voir ces rebuts envahir constamment nos chaussées ,surtout lorsque les vents sont dominants ,tout le monde se pince le nez pour éviter de respirer ces odeurs âcres , on ne peut plus tolérer cette puanteur qui nous agresse sauvagement et cette situation d’insalubrité qui touche tous les riverains »,déclare l’un de ces résidents aux abords de cette décharge. D’autres citoyens parlent ouvertement de catastrophe qui s’est abattue sur eux, ils estiment que cette décharge non contrôlée implantée en ce lieu proche de leur résidence, a fini par « pourrir » leur vie, l’odeur infecte empêche les gens du voisinage d’ouvrir les fenêtres, les automobilistes , de passage dans le coin, ferment leurs vitres, c’est la même litanie partout et d’après beaucoup d’autres plaintes entendues ça et là, trop de citoyens se plaignent tous de maux de têtes et de migraines à cause de ces désagréables émanations. Ce site empeste le douar et son entourage et ses odeurs infectes nuisent aussi bien à la propreté de la place qu’à la santé des habitants et il semble toutefois que le degré de cette odeur s’intensifie en été, du fait des fortes chaleurs qui caractérisent la région. Pour l’heure, les pouvoirs publics ne semblent pas se soucier du calvaire des habitants, aucun projet de transfert n’est à l’ordre du jour ce qui veut dire que les résidents d’une partie d’El hachem, devraient patienter encore davantage et accepter de fait, pour longtemps cette insupportable situation qui est devenue plus qu’intolérable. Ceci pour les ordures et la saleté, quant du côté des bruits engendrés par les ronflements des moteurs de camion pendant toute la journée en fonction du nombre de rotations effectuées par ces engins et le risque possible de se faire écraser par l’un des camions qui roulent à des vitesses vertigineuses sans la moindre attention aux personnes qui circulent aux alentours de cette « catastrophe » qui nuit abondamment à l’environnement , les chauffeurs de camion à bennes se livrent à une discipline d’hiver et deviennent des skieurs professionnels spécialisés au sein de ce « patinoire » qui leur est offert par l’A.P.C ,dont presque aucun de ces « élus » ne vient voir de près ce que font les chauffeurs comme jeux au sein de cette décharge. A quoi bon respecter la priorité, le code de la route ou la multitude de lignes et traits qui décorent parfois le bitume, l’essentiel encore une fois c’est d’être le premier. Conclusion : le non- civisme est devenu le maitre mot de notre quotidien. Les déchets ne sont pas recyclés et revalorisés, alors qu’ils peuvent être un gisement de richesse dans d’autres contrées, les décharges publiques sont devenues de véritables usines et des milliards sont investis dans de nouveaux concepts de gestion des déchets, en respectant l’environnement le recyclage doit être contrôlé , réglementé et les résidus de l’incinération doivent être réutilisés, le tri est primordial, il se déroule en début de recyclage, voir chez le consommateur, au sein d’autres pays où le civisme a encore un sens. En optant pour ce choix de la gestion rationnelle des déchets menagers, la commune créera de l’emploi et résorbera un tant soit peu le chômage sévissant, gagnera de l’argent en vendant les produits à recycler ou carrément en concédant l’activité à des tierces personnes et en dernier en éliminant totalement les décharges sauvages et les autres dépotoirs intermédiaires, qui régresseront à jamais et ne pollueront point la nature, qui reste prisonnière de nos bêtes négligences que trop flagrantes… !

M.B.S
Mardi 8 Juin 2010 - 10:13
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MOSTAGANEM
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