REFLEXION

MOSTAGANEM : L’invasion des cosmétiques contrefaits

En Algérie, les produits contrefaits connaissent un véritable boom depuis la libéralisation du commerce extérieur, et plus de deux millions d’articles « copies » ont été saisi par les douanes, avec en tête de liste, les produits de beauté.



MOSTAGANEM : L’invasion des cosmétiques contrefaits
Ainsi, les laboratoires clandestins ont passe simplement à l’action par l’imitation des cosmétiques de grandes marques qui est devenu un filon en qui rapporte gros. Commercialises sans le moindre contrôle de la qualité de la composition, ces produits contrefaits menacent sérieusement la santé des citoyens. Comme les autres villes du pays, Mostaganem n’a pu échapper au commerce de la contrefaits, ses « galeries commerciales » à ciel ouvert de l’Ain Sefra, offrent toute une panoplie de produits contrefaits, dont les articles de ce sujet. Hugo boss est devenu Hogo Boss, Bourgois s’est offert une nouvelle orthographe il s’appelle désormais Bourjois avec « j », Givenchy a gagné un « ci » au lieu du « gi », il se nomme Cifenchy, et tous ces messieurs là, se livrent une rude bataille sous le pont « Dallas » grâce aux deux jeunes vendeurs, en jeans et casquettes. « Lacoste » (également contrefaites), ils vendent des produits de beauté, du rouge à lèvres imité portant le label Bourjois, de la crème « Nivèa » et des boites de fard paupières et des flacons de parfum « Cifenchy » et « Hogo Boss », les produits se cèdent à 50 dinars l’unité, et les parfums à 250 dinars le flacon, les affaires marchent très bien et ils espèrent écouler le stock d’ici la fin de semaine pour aller à El Eulma, chercher un bonne quantité pour les fêtes de fins d’année. A une question relative sur le prix si bas, l’un des jeunes me répond qu’ils cherchent a aider les jeunes à se payer ces produits qui sont excessivement chers au sein des magasins spécialisés, mais à la seconde question de savoir si ces produits ne présent aucun risque pour la santé, une réponse hâtive et évasive m’est balancé, que tous les produits qu’ils proposent sont de bonne qualité et ne peuvent être dangereux, aucun client ne s’est plaint à ce jour. A la direction des prix et de la qualité, une inspectrice désirant y garder l’anonymat, me confie, que sur les quelques 500 échantillons soumis aux analyses depuis le début de l’année à ce jour, 288 des produits cosmétiques analysés sont non- conformes aux normes requises, donc, contrefaits ou périmés, et présentent un risque majeur pour la santé. A titre d’information, le professionnel du cosmétique utilise pour la fabrication du shampoing un produit spécial dénommé en leur jargon, le LV15, qui offre au produit, son aspect sirupeux et protège le cuir chevelu, mais le contrefacteur du laboratoire clandestin ajoute au shampoing contrefait, juste du sel en quantité énorme, allant à 30% de son contenu, ce sel est très nocif au cheveu, et peut après 2 ao 3 usages, faire perdre les cheveux à son utilisateur. En face d’une telle anarchie régnante au sein de ce marché si juteux, il est temps pour ces pouvoirs publics de se dresser en face de ces mettant en place un laboratoire d’état pour juger de la qualité de ces « poisons de beauté » qui ont fini par envahir nos marchés publics et également nos magasins spécialisés en produits d’hygiène et de beauté.

L.Ammar
Jeudi 29 Octobre 2009 - 00:01
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MOSTAGANEM
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