REFLEXION

MOSTAGANEM : Inquiétante propagation de l’abattage clandestin

Fortement consommée au mois de Ramadhan, la viande rouge (ovine ou bovine) demeure malheureusement soumise à de multiples fraudes sur sa qualité et son prix. Certains opportunistes de tous bords se reconvertissent en bouchers de circonstance et n’hésitent pas à fourguer de la viande de basse qualité et d’origine douteuse à des prix exorbitants !



Finalement, le Ramadhan censé être le mois sacré d’une abondante piété demeure pour certains individus sans foi, ni lois, l’aubaine tant attendue pour s’enrichir malhonnêtement sur le dos des jeûneurs que nous sommes. En ce sens, certains s’autoproclament bouchers le long du mois, et tentent par tous les moyens de fournir de la viande rouge aux consommateurs, en recourant à l’abattage clandestin de diverses bêtes, dont des vaches malades, et des chèvres âgées et tout autre animal.  Selon un professionnel  de la boucherie de père en fils, M. K.A,  ces «  bouchers d’occasions »  sillonnent  à quelques jours de la venue du Ramadhan les douars de la wilaya à la recherche  d’animaux inaptes à l’abattage, dont des vaches  agonisantes  ou souffrant de maladies graves, des chèvres et des brebis  âgées ou  éborgnées qu’ils achètent à de très bas prix aux éleveurs . Ces derniers effectuent des abattages à domicile sans le moindre contrôle vétérinaire et procèdent par la suite à la distribution de cette viande par carcasses auprès de certains véreux bouchers qui n’hésitent point à le commercialiser en procédant à son mélange avec de la viande estampillée pour berner le pauvre consommateur. Certains autres préfèrent, pour un peu plus de profits, d’élire un étal en bordure de route ou au sein d’un marché public et vendre cette variété de viande sans le moindre moyen de conservation.  Malheureusement, l’engouement pour cette viande semble trouver de nombreux clients face à l’origine de son prix si abordable pour les petites bourses, mais combien nuisible à leur santé.   Pour rappel,  et tout dernièrement, lors d’un contrôle des produits alimentaires, le   conducteur d’un camion,  dépourvu de tout moyen de réfrigération, a été pris en train de décharger  11 carcasses  de viande bovine qu’il  tentait  de commercialiser  au sein  du marché d’Ain Sefra, auprès de certains détaillants de produits carnés. Cette énorme quantité de viande d’origine bovine  n’était point contrôlée par les services vétérinaires et  ne portait aucun estampillage  tolérant sa mise en vente, et ce fait, demeure impropre à toute consommation. La marchandise fut saisie sur le champ, et incinérée par la suite à la décharge publique en présence des membres de la commission chargée de l’hygiène. Quant au mis en cause, il a été traduit en justice pour répondre de ses actes répréhensibles par la loi en vigueur.

L.Ammar
Mercredi 29 Juin 2016 - 16:09
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MOSTAGANEM
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