REFLEXION

MOSTAGANEM - EN PLUS DE LA MISERE ET LA PAUVRETE, ELLE EST PARALYSEE : Qui peut aider Fatiha ?

Kellel Fatiha, une jeune femme âgée d’à peine de 38 ans, atteinte d’une maladie à savoir le RAA (rhumatismale articulaire aigu), qui lui gâche la vie au quotidien. La jeune femme devenue infirme vit le calvaire de la maladie en l’absence d’une prise en charge médicale, car infortunée, elle vivote auprès d’une mère trop vieille et ahanée par les vicissitudes de la vie à pouvoir bien l’assister et s’occuper d’elle et un frère, qui à défaut d’un vrai boulot végète continuellement dans le chômage et qui ne peut subvenir à sa famille avec un salaire de misère.



MOSTAGANEM - EN PLUS DE LA MISERE ET LA PAUVRETE, ELLE EST PARALYSEE : Qui peut aider Fatiha ?
Au fin fond du quartier « d’El Arsa », au niveau de la rue Ayachi Belhadj N° 18, habite l’infortunée famille Kellal. C’est dans une habitation précaire qui ressemble à un taudis, que vit une mère trop fatiguée par la charge qui courbe son dos, qui nous fait signe de bienvenue dès qu’elle a aperçu notre présence. A quelque pas de la porte d’entrée, nous sommes tombés nez-à-nez avec « Fatiha » allongée sur son lit à cause de sa maladie, une vue insoutenable de la souffrance humaine. La jeune femme clouée au sol à cause d’une maladie qui s’est emparée de ses membres inférieurs, la rendant incapable de marcher et même de soulever le poids de son corps pour se tenir debout depuis 4 ans. Trébuchante, et avec une grande peine, sa pauvre mère, d’une voix à peine audible, nous soliloque quelques mots pour relater la souffrance endurée par sa fille : « Elle a été atteinte d’un rhumatisme articulaire aigu en 2001 et depuis cette année l’état de sa santé s’aggrave de jour en jour. En 2009, lorsque ses jambes ont cessé de la porter, est venu le tour de ses deux mains pour la trahir, du fait qu’ils se sont, subitement, déformées à cause de l’évolution de la maladie.  Très touchés par ce cas de pathologie qui ronge une jeune femme infortunée, notre devoir est de passer le message de détresse lancé par sa mère qui demande à toute âme charitable d’aider sa fille Fatiha, qui a besoin de quatre opérations trop couteuses, pour contrer cette maladie, des charges trop lourdes  à supporter par cette pauvrissime famille sans ressources aucunes, car une seule opération coute à peu près 40 millions de centimes, alors que les Kellel sont trop pauvres. De sa part, la jeune Fatiha nous a déclaré : « J’étais hospitalisée plusieurs fois à Oran et même à Alger à Douira et maintenant je ne peux plus, car la maladie a évolué pour toucher mes deux mains ainsi que mes deux pieds et personne n’est là pour  m’aider, mon père est mort et j’ai juste ma mère à mes cotés qui s’occupe de moi ». 
 
Une maison de fortune pour une maladie qui sollicite des soins intenses     
En plus des affres de la maladie qui ronge la jeune femme, cette famille continue à vivre dans des conditions déplorables,  suite à l’état dégradant de leur demeure. En hiver, la mère annonce les larmes aux yeux : «  On ne cesse d’implorer Dieu pour nous épargner des gros averses, car on est dans l’incapacité de contenir les eaux pluviales qui se déversent de partout. ». A l’intérieur des chambres, les dégâts causés par l’infiltration des eaux sont très visibles, sans oublier l’odeur nauséabonde de l’humidité qui rend l’atmosphère irrespirable. «Nous vivons une situation catastrophique, surtout avec l’humidité qui ronge les murs rendant l'air irrespirable et même le docteur a conseillé à ma fille de ne jamais dormir dans les zones humides, alors elle est obligée de dormir dehors dans le couloir longeant l’extérieur en s’exposant ainsi au vent et au froid, expliquera sa mère d’une voie lézardée. » A l'intérieur,  on remarque des pièces sombres, et délabrées à cause de l’humidité, mais en dépit de tout cela, cette famille est contrainte de supporter son triste destin tout en gardant beaucoup d’espoir. La pauvre mère ajoute le cœur blasé que son défunt mari a déposé depuis 1973, un dossier pour  bénéficier d’un logement social, mais ce sont les mêmes paroles qui se répètent par les différents responsables, il faut attendre, et ce que nous faisons depuis 40 ans». Cependant, la mère nous a montré les récépissés des dossiers successifs déposés auprès des autorités d’année en année de 1973 jusqu'à 2002, l’année de tous les désespoirs. Un nombre incalculable de dossiers pour un droit constitutionnel qui est l’octroi d’un logement décent mais les autorités concernées n’ont jamais pris l’initiative de bouger le petit doigt pour nous épargner de cette tare qui nous ronge continuellement et sans répit malgré, que plusieurs commissions se sont déplacées pour constater de visu l’état des lieux explique cette pauvre mère. Quant à Fatiha, la pauvre fille, très malade, nous dira avec une voix exaspérée par le mal qui la ronge: « Nous sommes toujours des locataires et les propriétaires de la maison nous ont donnés un délai de 4 mois pour évacuer les lieux, alors où allons-nous ? ». En plus, nous ne disposons  ni de l’eau, ni du gaz de ville et même l’électricité, on est contraint, moi, ma mère et mon frère, de passer ces nuits hivernales avec une bonbonne de gaz. La famille Kellel, sise au niveau de la rue Ayachi Belhadj N° 18 « El Arsa» interpelle les âmes charitables pour un soutien urgent et la prise en charge de l’infortunée Fatiha. 
 


Réflexion
Samedi 29 Décembre 2012 - 00:00
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