REFLEXION

MOSTAGANEM: Des retraités à la tête de l’UGTA

A travers le monde, on célèbre la Fête des travailleurs et travailleuses le 1er mai. Ainsi en Europe, en Amérique Latine, en Afrique et en Asie, des millions d’hommes et de femmes marcheront dans les rues ou à défaut organiseront des rencontres pour célébrer leur fête.



MOSTAGANEM: Des retraités à la tête de l’UGTA
La Fête des travailleurs rappelle l’importante contribution sociale des mouvements ouvriers. Ils sont montés au front, non seulement pour obtenir de meilleures conditions de travail et des salaires plus élevés, mais aussi pour l’élimination du racisme et de la discrimination. Ils ne l’ont pas fait seulement pour leurs membres, mais aussi pour la société dans son ensemble. Le 1er mai est donc un moment où l’on prend le temps de s’arrêter pour constater et apprécier les innombrables victoires sociales depuis l’ère industrielle. Sans oublier de continuer la lutte... Comme dans tous les pays du monde en Algérie, c’est la centrale syndicale à travers ses bureaux de wilayas qui célèbre l’événement. Mais à Mostaganem contrairement à la l‘écrasante majorité des wilayas du pays, on ne célèbre pas la fête des travailleurs mais celle des retraités dans la mesure où ils composent le bureau de wilaya dans pratiquement 80% de l’effectif. Selon certains syndicalistes, cette situation a considérablement porté atteinte et terni l’image de marque du syndicalisme. Un syndicat se veut actif et dynamique et pour cela il doit être composé essentiellement de personnes actives représentant l’ensemble des secteurs économiques et administratifs, élus par leurs sections syndicales internes. En Algérie, il existe l’Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA) avec ses démembrements universellement connus que sont les bureaux de wilayas, mais il n’a jamais été question d’une Union Générale des retraités Algériens (UGRA) qu’on sache. Donc s’il s’agit de la première, ses bureaux devraient de wilayas devraient être composés exclusivement de travailleurs et d’ouvriers détachés et non pas de retraités qui ont fait valoir leurs droit à la retraite depuis déjà des années pour la quasi majorité d’entre eux. Et l’exemple de Mostaganem est un cas déifiant. Aujourd’hui, mêmes les personnes ayant pignon sur rue, n’arrivent pas à comprendre. Pour eux le bureau de wilaya de l’UGTA, ne représente guère les travailleurs mais seulement les retraités, une minorité infime, qui ne pourra jamais défendre les droits des travailleurs du moment donné qu’ils ne disposent d’aucun indicateur susceptible de les aider à mieux être au courant de ce qui se passe au sein des entreprises et des différentes administrations publiques. N’était-il pas plus judicieux de créer une organisation ou une union destinée à la prise en charge seulement des retraités ? Et rendre à César ce qui appartient à César ?

Hocine
Dimanche 1 Mai 2011 - 10:44
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