REFLEXION

MOSTAGANEM :Cités rurales :La cité de l’attente



MOSTAGANEM :Cités rurales :La cité de l’attente
Il est des cités indescriptibles. Usées par le temps et les intempéries, elles cachent mal leurs sinistres façades. Anonymes, elles demeurent telles des statues vieillies et rongées par l’usure du temps. Elles attendent depuis tant d’années de vivre la joie des enfants et partager le sourire des adultes, elles ont fini de se désoler, d’exister en noir et blanc. Elles ressemblent à des métastases enlaidissant à jamais un visage jadis radieux… Elles rêvent, d’année en année, de voir finir ce cauchemar qui les hante et fait d’elles des cités fantômes. Elles, ce sont ces cités rurales injectées en pleine nature, élevées sur des terres fertiles et devant initialement revenir aux fellahs pour les rapprocher de leur lieu d’exercice, une pale copie des villages socialistes, très mal imitée et totalement ratée.
Trop éloignées des agglomérations urbaines ou rurales ces cités « agricoles » ont été bâties le plus souvent sur des terrains accidentés sans le moindre respect des normes urbanistiques. Elles manquent de tout : même pas des pistes d’accès ; de vraies pertes de béton et de parpaings, quelques unes ont été abandonnées à l’état de plateformes, d’autres sous forme de carcasses manquant de portes et fenêtres. Les chantiers les ont quittées en 1987, les domaines les ont cèdées aux APC qui les ont distribuées par délibérations, telles qu’elles étaient, à ceux qui ont fait la demande, en leur fournissant juste des décisions d’attribution, ces biens demeurent gérés à ce jour par les OPGI qui doivent en percevoir le loyer. Mais il parait qu’un litige oppose ce dernier office aux domaines qui demandent d’être payés pour la cession des terres.
A ce jour, ces cités ont fait la joie de quelques bénéficiaires qui les ont vendues sans trop se casser la tête et elles font encore l’affaire de tant d’individus sans scrupule qui les ont refilées pour plusieurs millions de centimes à ceux qui sont à la recherche d’un toit pour s’abriter.
« El Karia », c’est le nom de la cité agricole que j’ai visitée. Elle attend un nom depuis voila 23 années, elle est située entre les trois communes voisines (Stidia, Fornaka, Ain-Nouissy) mais elle relève territorialement de la commune de Stidia, malgré sa proximité de Ain- Nouissy. Cette dernière manque un peu de tout, elle a besoin de ruelles praticables, d’un réseau d’assainissement pour l’évacuation des eaux usées au loin, au lieu de les déverse à travers ses pistes qui s’embourbent dès les premières gouttes de pluie, de la rénovation de son réseau d’éclairage public et surtout d’un abri bus pour abriter surtout les enfants qui vont à l’école située à 5 kilomètres et les protéger contre les pluies et les vents, en attendant des heures et des heures, des bus qui souvent ne s’arrêtent point en ce lieu où aucune pancarte ou autre panneau n’indiquent qu’en ce coin là, des personnes vivotent en attendant l’amélioration de leurs difficiles conditions de vie.

L.Ammar
Mardi 21 Avril 2009 - 22:46
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MOSTAGANEM
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