REFLEXION

MOSTAGANEM CROULE SOUS LES ORDURES ET L’INFORMEL : De la Perle ... à la M'behadla

Ce ‘’titre’’ était autrefois le coup de gueule de l’association du renouveau, et aujourd’hui c’est le cri de toute une population qui en a marre de cette négligence flagrante des responsables et des élus de Mostaganem. Une population qui n'en peut plus de voir la ville défigurée par les ordures et la saleté, et des restes des habitations démolies qui ont transformé leurs quartiers en cimetière pour ne pas les comparaitre aux quartiers d'Alep sous les bombes de Daesh. La preuve en photo que les fantômes vivent à Mostaganem !



Le phénomène de voir édiles et autres lambdas user de gasconnade pour qualifier la ville de l’antique Tijditt agonisant,  de la perle de la Méditerranée, sans le moindre rougissement et toute honte bue, devrait relever de l’une des deux : Ou bien ceux-là souffrent d’une schizomanie qui ne dit pas son nom, ou bien nous autres simples citoyens ne sommes pas encore parvenus à la dimension de temps où Mosta est toute belle, toute joviale pouvant concurrencer avec les villes de l’au-delà de Marsat Ben Mehidi et de Tarf entre autres cités ibériques ainsi que celles de la côte d’Egée.   
Il y a un ancien adage bien propre à notre terroir à propos de la fierté qui dit : ‘’notre âne est meilleur que leur cheval’’. Mais de là à voir des officiels ou des élus amalgamer entre l’estime et la vantardise mal placée pour présenter le baudet comme un étalon, cela frise en fait avec l’absurdité qui, force est de la constater, demeure ces dernières années un sport local qui ne dit pas son nom. Au point de constater une utilisation farouchement exagérée de qualificatifs les plus fabuleux et les titres les plus honorifiques pour cette chère Mostaganem où même les poètes les plus patients ne trouvent plus d'inspiration, comme dira l’autre. Et dire que toute cette jonglerie avec les titres pompeux se fait dans une cité qui se noie encore dans un verre d’eau à l’effet de quelques gouttes du ciel, au point de soulever la risée chez bien des voisins maintenant que le monde n’est qu’un village interconnecté à l’effet d’un clic pour choisir un Hôtel, par exemple, et qui pour le comble ne sera même pas classé, en cas d’un intérêt à la destination Mostaganem. Or, sous des cieux plus respectueux de soi-même, le souci de redorer le blason de toute une ville, commence d’abord par la reconstitution de ses propres moyens comme les antiques lieux, avant la création de nouvelles. Mais malheureusement, à Mostaganem qui se lance déjà à l’hôtellerie haut de gamme de par certains projets lancés récemment, semble vouloir s’ouvrir à un tourisme de haut de gamme au moment où le semblant de trottoirs pas seulement des quartiers profonds, mais même ceux du centre-ville demeurent le plus normalement du monde sous la mainmise des vendeurs à la sauvette et autres marchands d’amulettes et de pacotille. De quoi se poser la question de savoir où les amener ces touristes de haute gamme dans une cité dont le visage est balafré depuis déjà longtemps. Si au moins, l’antique Tijditt, où l’autre ancestral Derb, étaient réhabilités, les lieux auraient pu drainer pas mal de monde en quête de dépaysement et de changement d’air, et faire objet de tout un plan en matière touristique. Mais là aussi, Mostaganem de par ses anciens quartiers, traduit une image fort bizarroïde ressemblant plutôt à la blessée Homs de la Syrie par tant de guerres. Des murs et des murailles à moitié effondrés alors que le reste menaçant de s’effondrer sur la tête des riverains, des passants et du trafic routier, ne semblent uniquement inquiéter nos responsables. Pourtant, l’ex wali monsieur Temmar avait bien ordonné à la mairie de délimiter ces lieux et de dépêcher des mises en demeure aux propriétaires privés dans le but de parer à ce danger. Mais en vain. C’est dire que ni l’aspect de ces vestiges balafrés, ni la sécurité des mitoyens ne semble inquiéter bien des pouvoirs publics attendant peut-être une solution parmi les précipitations du ciel pour cette grave problématique. Et pour le comble, à défaut de réhabilitation et de modernisation de la ville, l’on continue encore et encore à appeler Mostaganem comme étant la perle de la Méditerranée. Allons, quand même, un peu de sérieux svp !                

 

Ilies Benabdeslam
Mercredi 18 Octobre 2017 - 20:22
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