REFLEXION

MOSTAGANEM ACCUSE UN GRAVE DEFICIT : Le préscolaire obligatoire dites-vous ?



C’est la question que se pose des milliers de parents d’élèves à travers les 32 communes de Mostaganem, qui ne sont pas parvenus à inscrire leurs enfants de 5 ans au préscolaire, en dépit de son prétendu statut obligatoire, à l’ombre de toute l’inaptitude et l’incapacité à assurer les infrastructures et les ressources humaines inhérentes. D’où la demande des parents victimes de cet apartheid qui ne dit pas son nom : « Les classes préparatoires doivent être ouvertes pour tous les enfants, ou alors il faut les fermer, pour que tous les enfants soient sur un pied d’égalité », plaident-ils à l’ombre de tous les impacts catastrophiques de l’absence de stratégie en préscolaire. Mercredi et jeudi, après la rentrée des classes, vers les huit heures et quelques poussières ; des milliers d’enfants en âge de scolarisation, accompagnés de leurs parents, rebroussèrent chemin, le cœur meurtri, certains en pleurs, depuis le peu de primaires dotés de classes préscolaires, suite à leur renvoi, faute de classes appropriées ! « Et dire que le préscolaire a été établi il y a 10 ans de cela, et encore, comme étant une obligation instaurée par la République pour les enfants de 5 ans ! Cette politique ne supposait-elle pas la création de classes destinées à cet enseignement voulu obligatoire » ? marmonnait un papa qui ne savait calmer son enfant. Mais comme il y a toujours un mais, le peu d’écoles dotées de ces classes préscolaires, ne prennent que 25, voire au maximum 30, au moment où la demande d’inscription se chiffre entre 100 et 120 par établissement. Ce qui a laissé un vieux directeur d’école, requérant l’anonymat, se prononcer en ces mots : « Comment peut-on procéder pour sélectionner les 25 élèves ayant droit au préscolaire en ces conditions de déficit ? Vraiment, la tutelle nous met dans une situation désagréable, c’est nous qui avons à affronter les parents des enfants « exclus » de cette classe ». Un autre directeur analyse également la même idée de contrainte : « Choisir 25 enfants parmi plus d’une centaine ayant déposé leurs dossiers reste très difficile, d’autant plus qu’il y a des gens épaulés et certains mêmes avantagés par rapport aux autres parents ! Nous sommes certains que les parents d’élèves ne comprennent pas la situation où nous nous trouvons et s’en prennent à nous ».
La réalité ne correspond point aux chiffres officiels
Encore, le problème ne réside pas juste en l’ouverture de plusieurs classes de ce type par école afin d’espérer pouvoir régler la problématique du préscolaire : Pour un autre cadre du secteur, « au-delà de l’incapacité des pouvoirs publics à assurer les moyens de la politique du préscolaire, l’encadrement fait sérieusement défaut ». Pour sa part, une enseignante ayant derrière elle plus de vingt ans d’expérience, décortique professionnellement le mal que cause cette obligation du préscolaire dans les conditions boiteuses : « Dans ma classe de première année scolaire, je me suis retrouvée l’année dernière avec des élèves de différents niveaux. L’un ayant fait la classe préparatoire dans une école privée, et il était l’excellent. Un autre a été initié au programme de la première année publique par son inscription à la classe préparatoire, il était appelé à mieux s’adapter. Le troisième, qui a choisi une école coranique, avait également beaucoup de connaissances, tout en connaissant l’alphabet et plusieurs sourates. Le quatrième n’ayant eu aucune initiation préalable, était parmi les derniers de la classe ».

Ilies Benabdeslam
Vendredi 15 Septembre 2017 - 17:57
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