REFLEXION

MOSTAGANEM : A quand l’aménagement des espaces verts ?



MOSTAGANEM : A quand l’aménagement des espaces verts ?
Hormis les quelques arbres centenaires, un cognassier, vieux de plusieurs décennies et rattrapé par le temps, quelques arbustes et une haie non loin de la demeure de l’ancien gardien, notre jardin public « Emir Abdelkader », qui a bercé notre enfance et notre jeunesse, semble tourner le dos au passé lointain. Comme toutes les espèces que le Tout-Puissant a créées, certains arbres ont disparu de cet espace autrefois garni et faisant le charme de la ville. Progressivement, les arbres qui meurent sont carrément dégarnis des branches qui ont rendu l’âme tels les humains. Dès lors qu’il n’en restera que les trons ces derniers sont tout simplement arrachés et finiront à leur tour dans la décharge publique. Ces arbres, qui ont marqué leur présence par leur majestueuse stature et attiré sur eux tant de regards en ce lieu envoûtant ne sont plus là pour nous rappeler les souvenirs de jadis. Certes ! L’espace en tant que tel existe toujours mais il n’est plus le même car il a changé de visage. Quelque chose a changé en ce lieu.

Tous les Mostaganémois, témoins de ce que fut le jardin public, diront aujourd’hui que ce lieu n’est plus le même et qu’ils ne s’y retrouvent pas quand ils leur arrive d’y faire un tour ou tout bonnement lorsqu’ils doivent l’emprunter pour se rendre du centre ville au quartier Hamou Boutlélis. Que reste t-il donc de ces majestueux arbres ? Toute chose a une fin, certes ! Mais les arbres ça se remplace, ainsi que les plantes. Malheureusement, même les plantes et les fleurs ont dévasté ce lieu magnifique qui a longtemps fait le bonheur de plusieurs générations, tous âges confondus. Ce pendant, il y a lieu de noter que d’autres villes ont su préserver leur jardin public, leur parc en y veillant quotidiennement. Certains jardins et espaces verts, chez nous, quelque part en Algérie, sont bien entretenus et il y fait bon se reposer quelques instants, le temps d’humer un peu de fraîcheur et se délasser, pour y revenir le lendemain et les jours qui suivront. Même les enfants y trouvent leur bonheur quand le cadre est agréable, surtout ceux qui ne vivent pas dans de somptueuses villas où tout y est : de la verdure, des arbres fruitiers, un jet d’eau, voire même une piscine. Au mois dernier, des ouvriers ont désherbé et retourné la terre au niveau du jardin Emir Abdelkader ; sans doute pour y planter quelques fleurs ou quelques plantes grasses bien de chez nous. Mais il se trouve qu’à ce jour rien n’a été fait et l’herbe est en train de recouvrir, à nouveau ces mêmes espaces bêchés il y a quelques semaines. Les sachets en plastic, multicolores, accrochés, par magie aux arbres qui n’ont encore pas retrouvé leur feuillage, servent de décor à l’occasion. D’ailleurs là où il y a un arbre il y a des sachets suspendus telles des guirlandes lors d’une fête scolaire. Même les herbes sauvages dans certains quartiers de la ville ressemblent, de loin à des patchworks. Chez nous la nature change constamment de couleur au gré du vent. Les quelques jardins, parcs et espaces verts, répartis à travers la ville de Mostaganem, nécessitent un intérêt tout particulier compte tenu du rôle qu’ils jouent dans la cité aussi bien sur le plan écologique que celui de l’embellissement, afin de créer un cadre de vie agréable au profit des habitants de la ville. Il est à noter que ces espaces verts servent de lieux de rencontres, de causeries, de détente même. Tous les spécialistes des espaces verts : écologistes, paysagistes et autres, s’accordent à dire que les sites boisés offrent de multiples opportunités pour favoriser le contact en plus de l’effet exercé sur les personnes. Les espèces de plantes disparues des carrés reviendront-elles un jour. Et que dire des arbres qui ont fini à la décharger publique ou brûlés avec les feuilles mortes et les arbres secs ? Il y a lieu aussi de refaire les allées et penser à l’éclairage public car qui oserait s’aventurer, dès la nuit tombante, à emprunter le jardin public pour se rendre chez lui sans crainte d’être agressé ?

M.Bentahar
Jeudi 19 Mars 2009 - 01:07
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MOSTAGANEM
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