REFLEXION

MONOTONIE, INERTIE CULTURELLE ET MANQUE DE LOISIRS : L’été de tous les ennuis à Tissemsilt

A Tissemsilt, le privilège des vacances semble se limiter au strict minimum et qui est le repos forcé. En effet, constatant que la région est depuis longtemps en mal d’authenticité et devant l’oisiveté certaine qui dévore nos jeunes en cet été, ces derniers semblent sombrer dans une monotonie étouffante.



En effet, une  inertie presque totale s’empare de tout le monde à Tissemsilt et dés le début de l’été qui a été intercalé par le mois du Ramadhan,  la même question se pose : comment passer les vacances dans ces conditions ? la chaleur infernale qui généralement avoisine les 40°c des 09 heures du matin, pour atteindre son summum l’après midi rend la vie insupportable, transpirations à longueur de journée, coupures d’électricité et poussière, les journées ne se distinguent pas, elles se ressemblent et le seul discours se base sur cette grande bleue, la destination importe peu puisqu’elle (la mer) exerce sa formidable attirance sur la plus grande partie de la population et la pousse à un exode collectif vers les villes côtières et à l’exception des cafés et autres crémeries qui ne désemplissent pas à partir de 19 heures c’est la suffocation absolue provoquée par la canicule et pour se faire les citoyens n’ont comme seul remède que le plaisir de se rafraîchir en s’attablant autour de bonnes glaces ou des boissons bien fraîches. A l’exception de petits tournois de foot d’inter-quartiers organisés par des associations et autres bénévoles, ni salle de cinéma ou de spectacles, ni soirées musicales ou artistiques ni rien du tout, l’image est consternante ce qui a donné lieu quotidiennement à d’innombrables dépassements et autres infractions des jeunes à certaines lois comme par exemple ces rassemblements de « Karkabou » et autres trompettes dans les quartiers jusqu’au petit matin où ces escapades en motos et même en voitures, la dynamique de la vie quotidienne semble « rouler » amoindrie de cette âme qui fait de l’été une exception saisonnière. Il faut dire qu’il est devenu impossible d’imaginer de passer un été à Tissemsilt autrement que dans ces conditions et dans ces endroits où exceptionnellement pour les plus aisés dans la seule piscine qui ne désemplit pas en raison des centaines de bambins qui la visitent quotidiennement. En effet, le rêve,  reste le seul  espoir de pouvoir trouver l’occasion de faire le voyage de l’estivage. En, somme, il est devenu maintenant impossible d’imaginer les jours et les nuits de Tissemsilt autrement que dans ces circonstances d'où il est impératif que les responsables chacun dans son poste bougent afin d'initier des actions à même de combler ce vide et permettre aux jeunes de sortir de ce cercle infernal.

A. OULD EL HADRI
Dimanche 17 Août 2014 - 17:24
Lu 44 fois
RÉGION
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 04-12-2016.pdf
2.87 Mo - 04/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+