REFLEXION

MOHAMED ELBARADEI : N’écarte pas un soulèvement populaire en Egypte

L’ancien patron de l’agence onusienne de l’énergie atomique, Mohamed ElBaradei, rentré en Egypte la semaine dernière, a estimé cette semaine dans un entretien à l’Associated Press que le régime risquait de devoir être confronté à un soulèvement populaire s’il n’écoutait pas les appels au changement.



MOHAMED ELBARADEI : N’écarte pas un soulèvement populaire en Egypte
Accueilli à son retour comme un héros par ceux qui voient en lui un rival potentiel au président Hosni Moubarak lors des élections de 2011, il a dit espérer créer un mouvement public pacifique pour réclamer des réformes électorales.»Il est inévitable que le changement arrive en Egypte. Ce que je cherche à faire, c’est de précéder le point de rupture entre le gouvernement et la population», a-t-il déclaré lors d’un entretien chez lui, dans la banlieue du Caire. Agé de 67 ans, l’ancien directeur de l’AIEA, qui a commencé à s’allier avec d’autres dirigeants de l’opposition, a dit vouloir lancer un site Web afin de rassembler des signatures autour d’une liste de demandes à présenter au gouvernement. Parmi les réformes réclamées, il y a notamment une modification de la constitution afin de permettre que des indépendants ou membres des nouveaux partis puissent être candidats à la présidentielle et la levée des lois d’urgence en vigueur depuis près de 30 ans.Ses partisans voient en ElBaradei le dirigeant d’opposition le plus crédible à avoir émergé ces dernières années, notamment du fait de sa stature internationale et de son éloignement de la corruption qui marque le système politique. «Il n’y a rien de plus puissant qu’une idée en laquelle le peuple croit», a-t-il déclaré. «Le seul pouvoir dont je dispose, c’est le pouvoir de la parole, le pouvoir des idées». Depuis son retour, ElBaradei a rencontré plusieurs groupes d’opposition et de la société civile, et plus de 100.000 personnes ont rejoint un groupe Facebook de soutien à sa candidature à la présidentielle. Depuis son arrivée aux commandes en 1981, Moubarak n’a jamais eu de vice-président et n’a jamais désigné de successeur, même si l’on estime qu’il prépare son fils Gamal à lui confier le pouvoir.

Sadek
Mardi 2 Mars 2010 - 10:41
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ACTUALITÉ
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