REFLEXION

MOBILIS ET LES RESULTATS DU BAC : Les erreurs de Benbouzid



MOBILIS ET LES RESULTATS DU BAC : Les erreurs de Benbouzid
Au lendemain de l’annonce des résultats du Bac, le ministre de l’Education nationale Boubakeur Benbouzid s’était montré particulièrement dur à l’égard de Mobilis. L’opérateur public de téléphonie mobile, en charge de la diffusion par SMS des résultats, avait par erreur donné de faux résultats à des candidats. Face aux critiques des parents d’élèves, le ministre de l’Education avait pris la décision non seulement de rompre le contrat avec Mobilis mais aussi de ne plus utiliser le SMS pour diffuser les résultats.Ce mardi, son collègue du gouvernement Moussa Benhamadi, en charge du secteur de la téléphonie, lui a répondu. On découvre que les cas d’erreurs concernent seulement 17 candidats « dont la codification n'était pas homogène à la codification utilisée pour l'ensemble des autres candidats », selon M. Benhamadi.Au-delà de l’ampleur de l’erreur, la réaction de Boubakeur Benbouzid pose plusieurs problèmes. Le premier est pédagogique. Le ministre de l’Education ne doit pas ignorer que l’erreur et même l’échec font partie des bonnes expériences de la vie. Mais il est vrai que sous M. Benbouzid, l’école algérienne a cessé depuis longtemps de transmettre les valeurs saines et positives. Mobilis a commis une erreur, il aurait suffit de lui demander de s’expliquer et éventuellement appliquer les sanctions prévues dans le contrat liant l’opérateur au ministère de l’Education. Et au lieu de mettre fin à la diffusion des résultats par SMS, privant ainsi les élèves d’un outil moderne et efficace, l’organisation d’une compétition entre les différents opérateurs mobiles pour l’attribution de ce marché aurait été plus appropriée.Le deuxième problème concerne cette facilité chez les ministres du gouvernement Ouyahia à s’en prendre facilement aux entreprises nationales, publiques ou privées. A la première erreur, les sanctions les plus lourdes tombent : résiliation de contrats, limogeage de managers, contrôles fiscaux…M. Benbouzid se serait-il comporté de la sorte si Mobilis était une société étrangère ? Plusieurs centaines de contrats ont été signés ces dernières années avec des groupes étrangers. Aucun projet n’a encore été livré dans de bonnes conditions. Mais à aucun moment nous n’avons entendu un ministre de ce gouvernement annoncer des sanctions à l’encontre de groupes étrangers.

Yassine
Vendredi 23 Juillet 2010 - 11:02
Lu 624 fois
ACTUALITÉ
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 04-12-2016.pdf
2.87 Mo - 04/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+