REFLEXION

MISSION ACCOMPLIE

Rwanda, Egypte, casse, blessures, caillassage, mort d’homme, houles, vents, tempêtes, tangage et grosses vagues et pourtant le cheikh Saâdane passa ! Nous vous aimerons à jamais et le peuple algérien vous le rendra bien. Vous venez de rentrer par la grande porte de l’histoire, Empereur. A vous les Pyramides et le Nil. A vous Le Caire et Alexandrie. Rude fut la bataille, mais si belle est votre victoire, notre victoire. Merci, chef (Saâdane) ! Ton repos était bien mérité.



MISSION ACCOMPLIE
Allahou Akbar, Allahou Akbar, Allahou Akbar ! Non ce n’est pas la prière de l’Aïd el Fitr ni de l’Aïd el Adha. C’est un Aïd que l’Algérie fête de Bordj Badji Mokhtar aux Iles Habibas et de Tindouf à La Calle et auquel se sont joints nos femmes cloîtrées chez elles, nos malades souffrants dans les hôpitaux, ceux-là qui cassèrent à Lyon, Paris, Marseille et ceux-là qui ragèrent à Londres, Québec et Toronto. Un cadeau d’Allah, un cadeau divin à ceux qui n’ont fait que souffrir des années durant. Un cadeau qui nous a uni et nous a fait oublier nos maux. Trente-cinq millions de cœurs ont battu au même rythme : One, two, three, Viva l’Algérie. Et de sincères viva à Saâdane, l’entraineur de notre onze national et au président Bouteflika. Allah, que le chemin nous a paru long. Que de larmes. Que de bouffées de chaleur. Que de batailles. Que d’obstacles. Que de blessures sur nos fronts et dans nos âmes. Il n'est pas nécessaire d’aller, le tout est de ne pas s'arrêter, disait Confucius et les Verts le savaient bien et ils ne se sont point arrêtés, même pas pour panser leurs blessures. Savoure ta victoire, peuple valeureux. Savourez votre victoire, enfants de ceux-là qui firent flotter l’étoile et le croissant sur le Chélia, le Djurdjura et l’Ouarsenis. Tel Napoléon Bonaparte s’adressant à ses soldats, Saâdane fit que ses Verts comprirent que du haut des pyramides de Gizeh, 4 000 d’histoire les contemplaient. Coups bas, coups hauts, coups au ventre, rien n’arrêta les fennecs conquérants et ce qui devait être, fut ! Une victoire à la mesure de l’événement. Vaincre l’Allemagne au Mondial de 1982 en Espagne était une mince affaire par rapport à la conquête d’une place au soleil sud-africain de 2010. Au Caire, l’affaire n’était plus au joueur et supporters blessés ou tabassés, mais à la dignité bafouée par médias interposés. Mordez la poussière d’Oumdourman, chenapans qui rien au sport ne comprenez. Le Caire où un « merci » sans accent tel celui de Ziani vous donne droit à des courbettes, les ancêtres de nos Verts l’ont éradiqué au baroud à Beni Chougrane, Menaouer et Djebel Bouk’hil. Quelle maladresse d’avoir monté un peuple contre un autre. Honte à vous, M. Moubarak, poussé par Suzanne, à militer contre ce qui fait plus mondialisation que vos quêtes d’écus troués dans les tempêtes d’un désert irakien au lieu d’ouvrir Rafah. Vous avez fait d’un loisir une guerre. Une guerre atroce aux conséquences plus atroces encore. Vous avez ravivé une haine que d’autres ont su enfouir. Camp David revient sur toutes les lèvres. Voilà, l’Egypte vaincue et voilà nos frères arabes les têtes bien basses, non pas à cause de buts ou de victoire, mais à cause de la supercherie de gouvernants qui trouvèrent une autre astuce pour occuper ceux-là sur qui s’effondrent les bâtisses, qui font la manche, habitent les cimetières, vendent leur progéniture et leurs organes.
Vous raconter la rencontre qui opposa hier, mercredi à Oumdourman, entre l’équipe nationale algérienne, serait perdre mon temps. L’Algérie était sous sérum, silencieuse, même les pigeons n’ont pas roucoulé. Le vent s’est arrêté et la mer s’est retirée comme nos marins-pêcheurs qui laissèrent tranquille le poison. Hier les enfants ont dîné tôt et même les bébés ont été allaités et ont roté avant de trôner face à la télé. Et Allah créa Antar Yahia pour l'Algérie.
Je n’ai jamais remercié quelqu’un tant que M. Bouteflika pour avoir su au bon moment agir au bon endroit. Je vous remercie et pourtant, comme tous les endettés d’Algérie, je n’ai pas eu droit aux faveurs des fellahs. Je vous remercie autant que l’équipe du journal qui rêva l’impossible et eut l’Impossible, battre l’Egypte sur le perron de sa porte. Nous avons rêvé trop grand, maintenant que je réalise de quoi je n’aurais pas dû rêver. Arracher une victoire avec des blessés et des abattus n’est pas une mince affaire Et pour ce faire, il ne faut être qu’Algérien et ce n’est pas donné à tout le monde de l’être. On nait Algérien. Contre vents et marées, nous avons arraché notre billet pour le Mundial 2010. Vive Antar Yahia qui suspendit le temps à une quarantième minute. Qu’Allah accorde une place en son paradis à ceux qui seraient morts hier à cause de la victoire, car nous en avons toujours eu. Vive mon beau pays et à jamais. Vive le sport qui nous unit.

B.Benatia
Jeudi 19 Novembre 2009 - 12:30
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