REFLEXION

MINISTRE DE LA JUSTICE ET GARDE DES SCEAUX : Levée du contrôle judiciaire aux chouyoukh du FIS dissous ?

Le contrôle judiciaire de trois leaders du Front Islamique du Salut (FIS) dissous, Abdelkader Boukhemkhem, Kamel Guemazi et Ahmed Ben Mohamed, a été levé, mercredi 9 novembre par le ministre de la Justice et Garde des sceaux.



En effet, le ministre de la Justice et Garde des sceaux, Tayeb Louh, vient de lever le contrôle judiciaire imposé depuis huit ans à trois ex-dirigeants du FIS dissous. C’est dans une réponse à un député islamiste que le ministre a annoncé cette nouvelle. Placés sous contrôle judiciaire en décembre 2009 pour "participation à une marche non autorisée" à Alger, Abdelkader Boukhemkhem, Kamel Guemazi et Ahmed Ben Mohamed vont pouvoir s’échapper du contrôle de l’appareil judiciaire.  Cette décision suscite déjà des réflexions politiques et des questionnements sur le futur politique de ces islamistes longtemps interdits de toute activité politique. Serait-il une mise en application de la réconciliation nationale ou une préparation pour un possible retour des ex-responsables du FIS dissous sur la scène politique ? Ou bien le pouvoir tente-t-il de faire échec aux tentatives de l’opposition de racheter le soutien des fondateurs du FIS-dissous ? Le cas de Ali Benflis qui a eu le soutien Abdelkader Omar, Noureddine Chigara et l’ancien ministre Ahmed Merrani  qui ont fait preuve d’un grand enthousiasme pour la candidature de Ali Benflis contre Bouteflika en 2014. Même le numéro 2 du fis dissous, Ali Belhadj, avait  affirmé qu’il existe des pourparlers  entre des responsables du FIS dissous et Ali Benflis . Et dans le même sillage, le FFS lui s’est impliqué dans le champ du FIS dissous en recevant en son siège  en décembre 2014, trois anciens dirigeants du FIS dissous, à savoir : Kamel Guemazi, Abdelkader Boukhemkhem et Ali Djeddi. Le pouvoir de son côté n’a pas fermé l’œil sur les activités des anciens cadres du Fis-dissous. Depuis la mise en application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale en 2006, le pouvoir ne cesse de faire des largesses aux islamistes responsables d’une manière ou d’une autre de la tragédie nationale durant les années 90. Il a permis à Rabah Kebir de revenir en Algérie, comme il a invité à la conférence nationale de réconciliation  Madani Mezrag  en tant que personnalité ,bien qu’il a interdit à ce dernier de créer son parti politique.

 

smain
Mercredi 9 Novembre 2016 - 17:24
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