REFLEXION

MESDAMES, MESSIEURS LES SIGNATAIRES DES 15, EVITEZ LES FAUX DEBATS ECONOMIQUES

Que proposez-vous aux citoyens algériens, pour éviter la perte de la souveraineté nationale ?

Ils étaient au départ 19, aujourd’hui 15 à demander audience au président de la république afin de sauver, selon leurs propos, le pays de la perte de souveraineté nationale. Que proposent-ils exactement où cette demande fortement médiatisée ne voile t- elle pas un objectif politique pour infléchir la politique économique pour des raisons idéologiques propres au Parti des travailleurs qui est le porte parole?















Au moment où le cours du Brent a clôturé le 17 novembre 2015 à 43,98 dollars   et le WIT  à 41,10 dollars, avec une baisse officielle drastique du dinar par rapport au dollar coté à 107,70 dinars un dollar contre 115,03 un euro (170 dinars sur le marché parallèle), le problème n’est-il pas ailleurs ?
1.-Fils d’une famille qui a tout donné à la révolution,  soit engagée dans l’ALN ou le FLN   à l’instar de toutes les régions du pays, à l’Est, le Centre, le Sud , l’Ouest qui ont payé un lourd tribu , dont le feu père emprisonné à El Harrach et à Lambèse qui n’ a jamais  voulu bénéficier d’une pension d’ancien moudjahid  , étant retourné en 1964 comme mineur dans  le Nord de la France  ( ce prolétaire comme  le décrivait Emile Zola)   pour terminer  sa retraite. Parce que me disait –il souvent, il s’était  sacrifié et cela était  son devoir,  pour que l’Algérie retrouve son indépendance et que tous les  enfants d’Algérie soient libres. Il a toujours inculqué  à ses enfants la vertu du travail,  la moralité et la droiture. Il  m’a forgé dans ma conviction de social démocrate, devant concilier la modernité et notre authenticité  c'est-à-dire tenant compte de l’anthropologie culturelle de l’Algérie, combattant ainsi durant toute ma vie  tant  un libéralisme sauvage mais également contre  une dictature bureaucratique étatique, étant pour le développement des Libertés dont l’efficacité économique par la liberté d’entreprendre  mais reposant sur  une très profonde justice sociale. Aussi  personne ne peut me donner de leçons de nationalisme. Tous les Algériennes et Algériens aiment leurs pays.  Personne ne peut taxer  de voleurs,  (il faut des preuves),  le secteur privé national qui crée des emplois et de la richesse et  jeter des amalgames sur le privé international ;  comme il ne faut pas culpabiliser les managers du secteur d’Etat qui recèlent des compétences avérées.  Que représentent   celles et ceux  qui crient  au bradage  taxent  d’antinationalistes ceux qui ne partagent pas  leurs  points de vue, voulant   donner des leçons  de patriotisme  pour protéger souvent des intérêts de rente  où pour imposer à la population algérienne une idéologie largement dépassée. Ces personnes sont respectables  comme la majorité  de  celles et ceux qui ont participé à la guerre de libération nationale  ou exercés des fonctions de responsabilité Quelles forces sociales représentent-ils  et qui les a mandatés pour représenter la conscience collective, rarement reçus individuellement  dans tous les pays démocratiques? L’Etat stalinien  (pas le socialisme  humaniste que décrivait Karl Marx) étant mort à jamais comme le montre les fondateurs de cette idéologie,  la Chine et la Russie qui vont vers une économie de marché concurrentielle maîtrisée  et humanisée. .La tolérance des idées  d’autrui   et la confrontation d’idées productives  tenant compte de nos différentes sensibilités est la seule voie en ces moments difficiles .L’Algérie  a besoin   de rassembler tous ses enfants sans exclusive et non de diviser. Le véritable nationalisme en ce XXIème siècle, ère de la mondialisation qui est une  dure  réalité , où toute Nation qui n’avance pas recule  est  de contribuer à la création de la  valeur ajoutée interne, de réaliser cette difficulté transition d’une économie  de rente à une économie hors hydrocarbures dans le  cadre des valeurs internationales  et de concilier l’efficacité  économique avec une très profonde justice sociale  ce qui ne saurait signifier égalitarisme  source de démotivation et donc de  décadence.
  2. Pour éviter toute mauvaise interprétation, j’affirme que selon des sources sures, que le droit de préemption qui existe de par le monde, étant un droit légal ou contractuel accordé à des personnes privées ou publiques d'acquérir un bien par priorité à toute autre personne et ce lorsque le propriétaire manifeste sa volonté de le vendre où  défaut de réponse dans un  délai, il est réputé avoir renoncé à son droit de préemption et le propriétaire peut alors vendre son bien librement, mais aux mêmes conditions et que si  le bénéficiaire décide de préempter, il le fait aux conditions financières demandées par le vendeur, selon nos informations, pour l’ Algérie  n’est pas remis en cause  pour des segments qui engagent la souveraineté nationale. Pourquoi donc le groupe des 15 se focalise  donc sur cet aspect  et qu’il dise ouvertement le but recherché ? Il faut reconnaître à leurs actifs  que certains ministres par des déclarations contradictoires les réconfortent   en brisant   la confiance Etat citoyens sans laquelle aucun développement  ne peut  se réaliser  D’ailleurs l’Algérie est un pays souverain et  une simple décision  du Conseil des Ministres suffit. La mentalité bureaucratique de certains responsables est de croire qu’il faille faire une Loi pour résoudre les  problèmes. Lorsque les  USA ont interdit à certains pays du Golfe d’investir dans les  ports, ils ont invoqué la souveraineté nationale des USA sans pondre de lois. Et les pays qui attirent le plus d’investissement n’ont pas  de codes d’investissement.  Le blocage en Algérie réside en les dysfonctionnements   de la société  devant  s’attaquer à l’essence du blocage et non aux apparences. Mais peut-on  généraliser  cette règle  à tous  segments quitte  à ce que l’Algérie supporte tous les surcouts  contribuant par  là à accroitre tant l’endettement intérieur qu’extérieur  et donc à une perte de la souveraineté nationale. Avant d’avancer ces affirmations gratuites pour démobiliser la population à des fins politiques , ne reposant aucun fondement scientifique,  que  le Ministre de l’Industrie  et les auteurs de la lettre livrent  le bilan en  public du droit de préemption pour Djeezy  et récemment pour El Hadjar dont le résultat brut d’exploitation est en nette baisse  et ce pour apaiser les tensions inutiles.   Car dans tous les  pays du monde qui utilisent le  droit de préemption, cette décision doit accroître à terme l’efficience économique globale du pays, la  sécurité étant indissociable  du développement. Car, une Nation qui distribue  plus que la création de la  valeur est vouée à une  marginalisation  croissante au sien de l’économie mondiale. Le nationalisme ne saurait s’assimiler à une distribution passive de la rente des hydrocarbures en voie d’épuisement. Il en est de même de la règle  49/51% généralisable à tous  les  segments  stratégiques qu’il s’agira de définir avec précision, car historiquement datés, des segments non stratégiques où la minorité de blocage suffirait. Ceux  qui taxent d’antinationalistes  ceux qui demandent l’assouplissement de cette règle notamment pour le PMI/PME doivent nous donner un bilan de cette règle depuis qu’elle  a été instaurée  en 2009. Le président de la république  et le premier ministre ont  besoin qu’un Etat  des lieux sans complaisance, objectif  leur  soit soumis afin de prendre  des décisions appropriées, loin  de certains discours déconnectés des réalités. Le président de la  républiques a-t-il été mis au courant que la majorité  des représentants d’ambassades ( Allemagne, Grande Bretagne, France- Suisse, Italie- Espagne ,  Etats Unis d’Amérique)  et des opérateurs étrangers  ont affirmé officiellement qu’avec cette règle, excepté les grandes entreprises ,  les PMI/PME source de croissance, dans le cadre d’un partenariat gagnant /gagnant ne viendront pas  en Algérie ?
3.-Je leur rappelle quelques vérités, dont certains des 19 aujourd’hui 15,  qui ont été dans la décision connaissent parfaitement  Ainsi, les importations de biens, à prix courants, selon les statistiques officielles douanières et la Banque d’Algérie, ont été de 39, 27 milliards de dollars en 2009  et 58,330 en 2014. En incluant les services, qui  ont représenté en 2014, 11,70 milliards de dollars nous avons avec un total d’importation de biens et services de 71,14 milliards de dollars pour 2014. Ce sont les sorties de devises sans les transferts légaux de capitaux dont les transferts courants nets ont été de  3,30 milliards de dollars en 2014.Voilà le résultat de la règle des 49/51%, un accroissement des importations  de biens de 48,53% étant alimenté  essentiellement par la  dépense publique. Ainsi, le solde de la balance de paiement qui s'établit comme suit : 29,6 milliards de dollars en 2007, 35,7 en 2008, 3,9 en 2009, 15,3 en 2010, 20,1 en 2011, négatif 7,2 en 2012, négatif 14,2 en 2013 et négatif de 15,9 en 2014. Environ,  70% des besoins des ménages et des entreprises publiques (qui ont nécessité plus de 60 milliards de dollars entre 1971/2014  pour leur  assainissement  dont 70% sont revenues à la  case de départ) et privées dont le taux d’intégration ne dépasse pas  15% pour les deux secteurs  provient de l’extérieur. Sans avoir une vision de sinistrose, après une décennie sanglante, il y a eu des réalisations  mais le taux de croissance malgré l’importance de la dépense publique  a été en moyenne de 3% entre 2000/2014 alors qu’il aurait du dépasser les 10% s’étant concentré sur les  infrastructures et négligé les fondements de la croissance, l’entreprise  et son fondement le savoir.  Ainsi, le secteur industriel représente moins de 5% du produit intérieur brut et sur ces 5%  environ 95% sont des PMI/PME peu initiées au management stratégique,   donc non concurrentielles. Et selon l’ONS, 83% de la superficie économique  est constituée  de petits commerce et services  avec une sphère informelle dépassant 40/50% de la superficie économique que l’on ne combat pas pour son intégration  par des mesures administratives autoritaires. Il s’ensuit que  97/98% des exportations en devises avec les dérivées provient des hydrocarbures, et il a suffit de la chute  des cours des hydrocarbures, au moment où certains des 15 calmaient haut et fort que tout marchait bien,   pour que les  réserves de change passent de 192 milliards de dollars en janvier 2014 et clôtureront entre 130/135 milliards de dollars fin 2015. A moins d’un sursaut national dont bon nombre de messages ont été déjà adressés au Président de la République avant la demande d’audience  des 15, il y a risque  de l’épuisement du fonds de régulation de recettes courant 2017 et des  réserves de change  horizon 2018/2019. . Où est l’indépendance économique et pourquoi les 15 n’ont pas  réagi depuis cette période où cette situation a été relatée dans la  presse nationale ? Que proposent concrètement à l’opinion publique, loin des slogans stériles  les 15 ?  C’est ce  qu’attend toute la population algérienne  et les patriotes qui ne veulent pas  revivre les ajustements structurels   de 1994,  afin d ‘éviter un retour au FMI. Face aux tensions géostratégiques économiques, culturelles, politiques et militaires, qui se dessinent horizon 2015/2030 au niveau de la région africaine et euro-méditerranéenne, l’Algérie, sous réserve d’une stratégie d’adaptation au nouveau monde (sous intégration régionale), d’un Etat de Droit, d’une haute moralité  de ses dirigeants liée au  renouveau de la  gouvernance et d’un Front national solide, peut surmonter ses difficultés. Elle a les potentialités.

 

Dr Abderrahmane MEBTOUL
Mercredi 18 Novembre 2015 - 17:19
Lu 525 fois
ACTUALITÉ
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 04-12-2016.pdf
2.87 Mo - 04/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+