REFLEXION

MERS EL KEBIR: Un havre de paix paradisiaque ! Attendre et patienter

Dès que le visiteur met les pieds à Mers El Kebir il découvre une commune oisive et esseulée. Alors s’effondre brusquement le mythe qui a tant conté la beauté et la magie d’une région, qui aujourd’hui n’est que l’ombre d’elle-même. Une foule de jeunes et de vieux désœuvrés attend sur les trottoirs décolorés.



L’impatience, la souffrance sur les trottoirs décolorés. L’impatience, la souffrance et l’ennui se dessinent sur les frimousses ridées, halées par le marasme et de dégout. Les quelques cafés ternes et exigus qui longent les ruelles de la petite commune côtière, ne suffisent plus à absorber tant de solitude que désespoir et de jeunesse. Les rues étroites de Mers El Kebir à une douzaine de bornes à l’ouest d’Oran vomissent des jeunes inactifs. Une image frappante. Chômage par excellence, manque de loisirs, de lieux de divertissement et de détente … La ville de Mers El Kebir pauvre et démunie n’offre rien à ses enfants ni à ses touristes et à ses visiteurs hormis l’immense port maritime de la station de la base navale stratégique. Les champs infinis et les interminables boutiques et commerces d’habillement et d’alimentation générale. Dégout, la thébaïde (solitude profonde) inquiétude est le lot quotidien de cette bourgade un petit village modernisé à l’orée de la corniche oranaise… Point de jardin public où les habitants peuvent discuter et oublier les tracas. Pas de cybercafés, de salles de jeu, de cinéma hormis le stade communal où peuvent s’éclater la jeuneuse et la vie. Les travaux de réaménagement des maisons ébranlées par l’affaissement durant les intempéries de l’hiver dernier se poursuivent des demeures fissurées, des amas de pierre et de manœuvres en plein travail. Une gravure qui colle au centre-ville annonce un été insupportable. La poussière, les pierres et les planches jonchent ruelles et rues. « On se contente de ce qu’on a, les belles plages et cette nature vierge », témoigne un jeune. La commune de Mers El Kebir suscite un grand plan de développement local, et cela excite les espoirs et l’attente des citoyens. Pourtant, cette localité balnéaire n’augure rien de nouveau, du moins à court terme. Les projets en Algérie, consomment de l’argent et du temps. Il faudrait encore attendre et patienter pour voir renaitre un meilleur cadre de vie et de se mettre au diapason

N.Bentifour
Mardi 19 Avril 2011 - 11:27
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RÉGION
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