REFLEXION

MEHRI EXPLIQUE SON APPEL AU CHANGEMENT DE REGIME: « Ceux qui gardent le silence doivent parler ! »



MEHRI EXPLIQUE SON APPEL AU CHANGEMENT DE REGIME: « Ceux qui gardent le silence doivent parler ! »
Il y a un besoin pressant de changer le régime politique en Algérie selon Abdelhamid Mehri, ancien secrétaire général du FLN. « Il y a un sentiment général sur la volonté de changer le régime. Cela existe même chez ceux qui sont au pouvoir. Mais les avis sont divergents sur la nature du changement au sein de l’opposition et au sein de ceux qui sont contre l’opposition. Sur ce point, il n’y pas qu’une seule vision. On doit écouter toutes les opinions et ouvrir un débat national sur la forme de changement que le peuple acceptera », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse ce mardi 15 mars au siège du FFS à Alger. Il a expliqué son initiative d’envoyer une lettre au chef de l’Etat appelant à un changement pacifique, radical et correct dans le pays. « Je préfère parler de changement que de chute du régime. Car cette option ignore la nécessité d’avoir une période de construction qui est plus compliquée que le départ de personnes ou d’institutions », a-t-il noté. Il a précisé que le changement du système de pouvoir en Algérie est aujourd’hui une grande question nationale. « Il faut l’aborder et le traiter avec la plus grande franchise et transparence. Cette question mérite d’être posée de manière objective, globale et profonde, loin des surenchères verbales et loin également de toute complaisance ou suivisme », a-t-il expliqué. Selon lui, la revendication d’un changement du régime n’est pas une accusation dirigée contre une personne, un parti, une institution ou une génération précise. « Ce n’est pas non plus une opposition à ceux qui assument les responsabilités du pouvoir ou un règlement de compte personnel avec quiconque », a-t-il noté. Il dit refuser d’appeler au départ d'Abdelaziz Bouteflika de la présidence de la République. « Cela ne sert à rien. Au début des années 1990, des voix s’étaient levées pour exiger la démission de Chadli Bendjedid. Chadli est parti et le régime est resté », a-t-il relevé. Le changement passe, d’après lui, par plusieurs étapes : accélérer la suppression et la levée des obstacles qui inhibent la liberté d’expression, appeler à la multiplication des initiatives populaires émanant de la société et soutenant la demande de changement pacifique et établir des ponts pour le dialogue avec les forces politiques pour préparer un congrès national général. « Ce congrès devra faire une évaluation critique et objective du système de gouvernance du pays depuis cinquante ans, prendre les mesures nécessaires pour sortir le pays de la spirale de la violence et établir une plate-forme nationale sur les perspectives du développement », a-t-il expliqué. Il a salué les initiatives politiques annoncées récemment par Ahmed Benbitour, ancien chef du gouvernement, et par Bouguerra Soltani, président du MSP, parti de l’Alliance présidentielle. « Il faut en débattre. Ceux qui gardent le silence doivent parler, sortir de leur réserve », a-t-il dit. Interrogé sur le fait d’avoir adressé sa lettre au président de la République et pas à la population, il a indiqué n’avoir aucune qualité pour s’adresser directement aux Algériens. « Le changement ne peut pas être l’aboutissement d’une négociation entre personnes. Si la lettre a été adressée au président de la République par égard à la fonction, le changement pacifique du système politique ne peut être que le résultat des efforts conjugués de toutes les forces politiques et des compétences populaires », a-t-il souligné.

Ismain
Mercredi 16 Mars 2011 - 09:56
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