REFLEXION

MEBTOUL repond a Louisa HANOUNE

« L’Algérie en ces moments difficiles a besoin de rassembler, non de diviser et personne n’a le monopole du nationalisme»

Au moment où l’Algérie face aux tensions géostratégiques à ses frontières, à la chute du cours des hydrocarbures, a besoin de cohésion et de la mobilisation de tous les segments de la société, certains jouent à la division et de surcroît taxant d’antinationaux ceux qui ne partagent pas leurs points de vue, bien entendu un parti d’obédience trotskiste ; le parti des travailleurs. Etant comme toujours pour un débat productif, au profit exclusif de l’Algérie, ne défendant personne, dans le cadre de mes idées depuis des décennies (voir google 1975/2015), je tiens à préciser neuf aspects fondamentaux qui engagent l’avenir de l’Algérie:



1.-Les pays fondateurs  du communisme à savoir la Russie  et  la Chine, membre  de l’OMC, ,  (ainsi que la majorité   des pays   de l’OPEP) qui totalisent 85% de la population mondiale, et 97% du commerce mondial,  sont  en transition vers une économie de marché concurrentielle à finalité sociale  maîtrisée. Il est   entendu que la démocratie économique entendue économie de marché concurrentielle  est inséparable de la démocratie politique et sociale. Le seul pays au monde qui défend  les idées de l’étatisme intégral   la Corée du Nord, totalement isolée  des relations tant politiques qu’économiques internationales, vivant une misère sans précédent. Les partis communistes occidentaux  qui  adhèrent  à la social-démocratie et  Cuba qui s’ouvre.
2.-L’objectif stratégique   est le  développement des LIBERTES politiques, économiques   et sociales, fondement    de tout processus  de développement. Selon le  Wall Street Journal ( quotidien très influant ) et la Heritage Foundation, qui donne la même image que le dernier rapport de la banque mondiale sur le climat des affaires, dans leur  rapport 2015, se fondant les critères, niveau de corruption,  liberté d'entreprise, liberté des échanges, poids des taxes et impôts, dépenses du gouvernement, stabilité monétaire, liberté d’investissement, dérégulation financière, protection de la propriété privée, les procédures réglementaires entravant  le développement du secteur privé,  lutte contre la corruption et libéralisation du travail l’Algérie a été déclassée  de onze rangs occupant la 157ème position sur 178 pays,  le 14e rang parmi les 15 pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, avec   une note  de 48,9 points, soit 1,9 point de moins que 2014.
3.- Au sein d’une famille qui a tout donné à la révolution et aux valeurs du 01 novembre 1954 pour que vive l’Algérie libre et indépendante,  personne n’a le monopole de la vérité   et du nationalisme. Ces personnes doivent apporter des preuves tangibles lorsqu’elles taxent l’ensemble du secteur privé national, d’antinationalistes, de voleurs, d’accointances avec  les ennemis  de l’extérieur (l’impérialisme ce chat noir dans un  tunnel sombre que personne  ne voit), des membres du gouvernement ou walis qui reçoivent  des représentants du secteur privé,  discours d’un autre âge auquel personne ne croit. Le mal et les solutions sont avant tout  en nous, et je tiens dans ce contexte à saluer l’évolution positive   de l’UGTA, qui encourage le développement du secteur privé national  productif et des partenariats gagnants/gagnants avec les  partenaires étrangers, en espérant un élargissement du dialogue aux autres syndicats représentatif.
4.-L’économie de marché véritable  repose sur la concurrence, loin de tout monopole public ou privé, qu’il s ‘agit de codifier  dans la future constitution pour éviter des débats stériles.   En économie de marché, le  rôle de l’Etat régulateur   et non propriétaire  gestionnaire (pouvant détenir des minorités de blocage au niveau  de certains conseils d’administration)  est stratégique devant  concilier  les coûts sociaux et les coûts privés, l’efficacité économique  et une profonde justice sociale, et ce dans le  cadre   des valeurs internationales, évitant l’utopie néfaste car nous somme à l’ère de la mondialisation qui ne pardonne pas aux pays faibles. L ‘adaptation des pays émergents, qui maîtrisent de plus en plus le savoir technologique et managérial, prenant  de plus  en plus de poids dans l’économie mondiale doit être méditée par l’Algérie.
5.-Loin de tout discours idéologique, il faut préciser  concrètement   ce qui est stratégique et ce qui ne l’est pas   car le concept de secteurs stratégiques est  historiquement daté, ce qui est stratégique aujourd’hui avec la révolution technologique et l’interdépendance des économies, peut ne pas l’être demain. Dans ce contexte la règle des 49/51% est à revoir pour des segments non stratégiques,  n’ayant pas permis contrairement aux discours  de réduire la facture d’importation qui a implosé ( plus du doublement)   depuis sa mise en œuvre dans la loi de finances complémentaire  de  2009.
6.-A ce titre, tenant compte  des nouvelles mutations mondiales, un large débat national sur le futur rôle de l’Etat 2015/2025, dans le développement économique et social devient urgent. C’est nécessaire  pour  avoir une cohérence et visibilité dans la démarche de la politique socio-économique, éviter les instabilités juridiques perpétuelles, qui découragent tout investisseur potentiel.  Certains bureaucrates croient, déconnectés des réalités mondiales et locales, croient  que c’est en changeant d’organisations sans vision stratégique,  que l’on résout les problèmes de blocages structurel :des dizaines d’organisations du secteur public depuis indépendance politique et toujours 98% d’exportation, d’hydrocarbures.
7.-Le défi majeur  de l’Algérie  et le véritable nationalisme  est que les Algériens contribuent à l’accroissement de la valeur ajoutée mondiale  dans le  cadre des avantages comparatifs mondiaux, supposant la réhabilitation du travail et de l’intelligence, l’économie de la connaissance et la bonne gouvernance fondement  du développement au XXIème siècle.  Les  propositions utopiques des monopoleurs rentiers et  l’étatisme intégral ne feront que  marginaliser l’Algérie dans le cadre du concert  des Nations.
8.-Aussi, après une large  consultation, le dialogue permanent étant la  vertu de la bonne gouvernance, devant évitant de vouloir  imposer par le diktat comme par le passé le communisme ( dictature du prolétariat)  je  pense fermement avec bon nombre d’amis du secteur public, d’universitaires , du secteur privé, de bon nombre activant dans les  partis  politiques  de différentes sensibilités, et associations,  de toutes les régions du pays,  que l’Algérie a besoin de tous ses enfants pour traverser la crise multidimensionnelle actuelle, (elle n’est pas seulement économique et politique  elle est avant tout morale), l’Algérie    ayant  l’ambition de ses moyens.
9.-La mobilisation  de tous les  Algériens  est la  condition fondamentale   de  la transition  d’une économie de rente à une économie hors hydrocarbures reposant  sur des entreprises compétitives  publiques  qu’ils s’agit également d’encourager en leur donnant plus d’autonomie ( la dépénalisation de l’acte de gestion étant incontournable)  du secteur privé national et international en termes de coût et qualité  car  toute Nation qui n’avance pas recule forcément.

 

Réflexion
Lundi 2 Février 2015 - 17:29
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