REFLEXION

MASCARA : Une famille qui n’a pas encore goûté a l’indépendance



C’est navrant, vraiment désolant de rendre visite à la famille de B.B cet homme qui se trouve dans les derniers jours de sa vie, il est âgé de 75 ans, père de sept enfants dépassant les 2O ans, vivant tous dans une pièce à la cité de la Gare. Celui ci est locataire depuis son existence. Depuis les années 195O, il vit dans une pièce ou il payait juste 5O DA, aujourd’hui, il débourse 6OO DA et se trouve devant la menace d’expulsion par le propriétaire qui veut aménager ce bien. Benyahia a introduit sa première demande de logement en 198O, puis il n’arrête jamais de renouveler ce dossier pour lequel il n’a jamais été parmi les heureux postulants. Le logis qu’occupe BENYAHIA est un simple abri, qui durant les journées pluvieuse il ne trouve ou se croque veiller avec ses enfants, les plafonds en tôles couverte de toile cirée ruissellent de tous les cotés, les murs moisis dégagent l’odeur de l’humidité. Benyahia a déjà perdu un enfant de 2O ans atteint de Tuberculose, mais le reste de la famille est il indemne de cette Maladie de la misère ? Personne ne peut infirmer ou confirmer, mais Benyahia est allaité depuis bientôt deux ans, il n’arrive plus à se lever, il ne peut même pas faire ses besoins sans l’aide de sa pauvre femme qui elle-même présente des signes de maladies. Benyahia, cet homme qui vit au seuil de la mendicité, ne vit que de ce qui lui vient des mains des bienfaiteurs. Benyahia, dit « je suis dans cette maison comme locataire en compagnie de mon frère, nous avons 14 personnes qui sont condamnées au même sort que nous, la plupart de nos enfants sont contaminés, la Tuberculose a son fief dans nos logis, Comme disent les Médecins « la maison qui n’est pas pénétré par le soleil sera visité par un docteur » et bien nos maisons n’ont jamais reçu la visite du soleil. Que sera notre sort alors, si jamais la Justice nous condamne à l’expulsion et c’est d’ailleurs ce que nous attendons ? Mon espoir dans mes derniers jours c’est d’avoir un logis ou je pourrais mourir en paix devant mes enfants, c’est pourquoi, je lance un appel aux Responsables de notre ville pour me venir en aide et exaucé mon vœux si j’ai droit bien sur.

B.Boufaden
Lundi 25 Octobre 2010 - 00:01
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