REFLEXION

MASCARA : Tighennif, une ville délaissée



Le quotidien du citoyen de la ville de Tighennif est un calvaire. Les gens commencent leur journée par connaître les prix des fruits et légumes, la pomme de terre se présente pour 30 DA, la tomate entre 30 et 50 DA, les poissons sont irréprochables, leur prix varie selon la qualité, la sardine à 200 DA. Le souk et le marché aux légumes disparus de la ville, les citoyens doivent se rabattre dans les boutiques ouvertes à travers les rues de la ville dont la plupart clandestinement et où les prix se pratiquent à la tête du client. Le citoyen aime passer dans la rue derrière la maison de rééducation, là, sont exposés dans les Mazda les pastèques et les melons dont les prix varient, le petit calibre que l’on appelle également Fegous se vend entre 50 DA et 80 DA l’unité, les pastèques de gros calibre c’est 30 DA/Kg. A ceci s’ajoute la crise du pain, les fours sont dans leurs majorité fermés, sans tenir compte d’un planning qui devait en principe être établi par la direction du commerce et qui devra être respecté par tous comme dans le passé, pour assurer sa ration, les citoyens avertis achètent leur pain juste après la prière du sobh sinon on est pas sûr de l’avoir à 7 heures du matin. Le soir, les gens se déplacent vers Maoussa ou Mascara ou alors obligent leurs femmes à pétrir un Metloue. Les citoyens de cette ville n’ont pas droit aux vacances, les enseignants véhiculés préfèrent faire du clan privant leur familles d’une semaine ou du moins d’une journée dans la fraîcheur au bord de la mer, ceux qui n’ont pas une voiture, aiment étaler des cartons devant les portes des mosquées suivant l’ombre du levée au couchée du soleil. Que se passe t il au niveau de la ville de Tighennif ? Les élus sont absents à tous les niveaux, alors que la ville croule sous les ordures, les jardins se dégradent, les espaces verts sont de simples carrés pleins de terre rouge. L’Administration est également absente devant ces paniers de pains exposés sur terre quand elle est disponible et sur les trottoirs, le lait transporté dans un camion non aménagé, qui demeure exposé dans des cageots aux microbes et autres mouches, ou à l’entrée des magasins de multiples activités normalement interdites par la réglementation mais on en fait fi, les cageots de limonades gazeuses exposés toute la journée en plein soleil. Que dire alors de ces crèmeries qui ne sont jamais contrôlées alors que l’hygiène fait vraiment défaut. Beaucoup reste à faire dans cette ville qui se dégrade au fil des jours, celle qui s’appelait jadis Palikao avec toutes ses lettres de noblesse. Un fait qui relève de l’insolite, puisqu’une cité d’habitation des professeurs du lycée Ferhaoui est devenue un grand dépotoir d’ordure et de détritus à ciel ouvert, sans bacs de collecte disparus avec le temps, mais le soir venu, sur ces lieux, des groupes venus du milieu rural environnant prennent pour décor un lieu pour siroter leurs cafés et discuter aux portables au grand dame des riverains qui ne savent plus à quel sain se vouer face à cette situation qui perdure. S’agissant de la culture et de lieux de distraction, ils sont quasi inexistants, même la seule piscine qui faisait autrefois la joie des enfants et des grands est aujourd’hui malheureusement fermée. Les élus n’ont jamais fait appel à une troupe musicale ou théâtrale pour permettre aux jeunes un divertissement ponctuel alors que la ville dispose d’un grand complexe inauguré en grand pompe mais qui, hélas, inexploité pour des raisons que l’on ignore. C’est le triste décor d’une daïra qui a existé depuis l’ère colonial voir depuis 1949.

B.Boufaden
Mardi 19 Juillet 2011 - 10:36
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