REFLEXION

MASCARA : Terres en jachères et oliveraies à l’abandon



Se balader à travers le territoire de la wilaya de Mascara, l’observateur peut tout de suite constater les superficies de terres fertiles qui demeurent en jachère durant plusieurs campagnes, ainsi que les importants vergers d’oliveraie également délaissés, et en l’absence de statistiques fiables qui permettraient d’analyser avec objectivité l’ensemble des productions en Algérie, notre pays sombre dans l’à peu près ce qui dénote les données dans les sphères de décision. Aujourd’hui, on se contente d’accueillir des informations venant de diverses sources, quelques-unes vraies et d’autres fausses. Donc, il faut penser à l’enquête culture, qui permet de dénicher les défaillances, elle consiste à enregistrer les pratiques agronomiques des agriculteurs, elle concerne tout type de cultures. Les services agricoles n’ont pas donné la peine de faire des enquêtes sur l’ensemble du secteur. Pour qui se pratique une enquête ? Evidemment pour les agriculteurs, mais une enquête devra être exploitée pour donner des résultats. Aujourd’hui, on remarque que plusieurs centaines d’hectares de terre demeurent chaque année en jachère et ce sont les mêmes parcelles, comme on remarque des vergers de centaines voire de milliers d’arbres d’olives à l’abandon, les propriétaires viennent une fois tous les fin d’années pour cueillir les olives puis s’éclipser. N’était pas dit que la terre est destinée à celui qui la travaille ? Les divers rapports soulignent d’ailleurs la nécessité pour l’Algérie de recentrer  sa dynamique de développement sur l’agriculture par une modernisation gage de meilleurs rendements. La répartition des terres agricoles de l’Etat a créé une faille entre le fellah ou l’exploitant et l’Administration. En effet, les cahiers de charges établis entre ces deux partenaires ne portent pas la mention « l’Etat a toujours un droit de regard sur ces terres par le biais de ces institutions » ce qui explique si jamais un exploitant est défaillant, on peut tout de suite lui retirer l’acte de jouissance. Aujourd’hui, les défaillances existent mais la D.S.A ou la Chambre de l’Agriculture ne peuvent rien faire. Le Président de la chambre de l’Agriculture nous a dit « La chambre est chargée de l’orientation du fellah sans aucun pouvoir de décision et aucune commission de contrôle n’existe, nous sommes de simples observateurs ». Le Directeur des services agricoles de la wilaya de Mascara auquel on a exposé le problème des terres mal utilisées ou inutilisées ainsi que ces milliers d’oliviers restant à l’abandon dit « La loi 08/16 nous autorise à veiller sur les terres pour qu’elles ne soient pas détournées de leur vocation de terre agricole, la D.S.A est également membre du conseil de développement, elle doit orienter les fellahs vers les aides, les fonds d’aides, quand il y a une agression sur les terres agricoles, elle doit aviser les services de l’ONTA. Ces services peuvent introduire une poursuite au niveau de la justice. A ce jour 05 cas demeurent au niveau de la justice ». Concernant l’orientation des fellahs sur les spéculations utiles à l’économie nationale, le D.S.A. dit « La D.S.A peut conseiller le fellah sur les produits à large consommation et qui peuvent avoir un impact sur l’économie nationale comme les blés, la pomme de terre, les légumes secs, maintenant si le fellah est conscient, il applique l’orientation, s’il ne veut pas personne ne peut l’obliger, ce qui veut dire que nos fellahs échappent complètement à l’administration. » Que doit-on faire pour faire comprendre au fellah qu’il n’arrive nulle part s’il n’est pas accompagné par des services adéquats qui peuvent contribuer pour un développement moderne ? Notre certitude est qu’il y a un rôle à jouer pour la presse, oui avoir une presse agricole et de développement relatif au paysage de la communication dans notre pays et qui ouvre désormais des horizons meilleurs sur la vulgarisation. Nombre de fellahs restent aujourd’hui à l’écart des bonnes pratiques agricoles et même de la maitrise de moyens simples qui peuvent  pourtant être à leur portée. Certains observateurs avertis du secteur savent que des fellahs ne savent pas encore comment utiliser des engrais de façon adéquate, désherber leurs parcelles ou nourrir leurs cheptels ou encore utiliser les eaux d’irrigation. C’est l’heure de la mondialisation, ceux qui ne peuvent suivre risquent d’être abandonnés en cours de chemin, la bonne agriculture se fait sur les nouvelles données technologiques où, il est demandé, la qualité et la continuité.                      

B. Boufaden
Samedi 14 Novembre 2015 - 17:19
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