REFLEXION

MASCARA SE RURALISE AU FIL DES ANS : Une ville à l’image d’un douar

Suite à une mutation qui s’est produite à travers nos villes sans tenir compte de la moindre étude sociale, ni moins encore économique, nos cités ont complètement changé.



MASCARA SE RURALISE AU FIL DES ANS : Une ville à l’image d’un douar
En effet, suite à des événements politico-économiques qu’à connu notre pays, certaines personnes ont procédé à la vente sauvage des biens fonciers. Certains propriétaires ont cédé leurs maisons à des prix dérisoires pour aller s’implanter dans les grandes villes et notamment côtières pour construire un genre de ghetto dans les grands centres urbains. Le reste fût à son tour envahi par des personnes issues de l’exode rurale. Ceux en possession de moyens financiers, ont acquis des maisons et des fonds de commerces qu’ils exploitent anarchiquement avec la complicité des élus et des commis de l’Etat. Tout le monde a remarqué ces magasins ouverts pèle mêle à travers nos rues et boulevards sans la moindre planification ne répondant à aucune règle commerciale et encore moins d’hygiène. Ces commerces ont germé comme des champignons à travers nos villes et villages sans qu’aucune décision ne soit prise par les pouvoirs publics pour préserver l’éthique de nos villes, ceux n’ayant pas la possibilité d’acquérir un logement décent, ont procédé à des locations dans des immeubles, bien sûr en ayant introduit des demandes de logements créant ainsi une crise de l’habitat sans précédent et c’est de là que le phénomène social d’est accentué gangrenant de ce fait la société.
- 1 La spéculation dans le foncier par des transactions illicites, la vente par des procédés douteux, des désistements non-conformes concernant les biens de l’OPGI en particulier
- 2 La naissance du trabendisme, le commerce informel et le trafic en tous genres.
- 3 La pratique du commerce du sexe dans les maisons de rendez-vous aménagées dans les quartiers populaires d’où se propage des maladies transmissibles telles que le SIDA qui fait des ravages.
- 4 La formation d’associations de malfaiteurs, qui agissent impunément et ce à tous les niveaux de la hiérarchie sociale investissant les villes semant la peur et la confusion. Ces fléaux arrivent même à créer d’autres créneaux plus rentables comme le transport clandestin, qui commence à s’installer confortablement au vu des agressions commises par ces clandos parfois sur leurs propres clients, les enlèvements de mineures des deux sexes, et la participation à certains actes de transport et de commerce de drogue et de boissons alcoolisées. Toute cette confusion s’exerce au vu et au su des élus qui ne veulent pas s’impliquer dans un but strictement populiste. Nos villes sont complètement défigurées sur le plan esthétique par ces constructions inachevées dont les délais sont largement dépassés. Elles ont perdu l’ensemble de leurs espaces verts par manque de civisme sous l’œil complice des élus locaux qui sont tenus pour seul responsables et pour le manquement à leurs obligations ainsi que l’application des lois, surtout en matière de préservation et de protection des biens de l’Etat.

B.Boufaden
Dimanche 27 Juin 2010 - 10:02
Lu 532 fois
A LA UNE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 07-12-2016.pdf
3.31 Mo - 06/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+