REFLEXION

MASCARA : Main d’œuvre exploitée ‘’indignement’’ dans les chantiers



Dans certains chantiers de construction en particulier, les chefs d’entreprises font subir à leurs ouvriers une pression sans précédent et ne s’arrêtent pas de se plaindre du manque de main d’œuvre. Dans un chantier que nous avons  pu visiter aux environs de Tighennif, on a pu constater plusieurs infractions à la réglementation et la chose la plus importante, le défaut de déclaration  d’assurance pour l’ensemble du personnel du chantier. En effet, le gérant de ce chantier informe ses employés  qu’ils ne peuvent être assurés qu’au delà d’une année de travail, tout en leur offrant un salaire de 900 DA/Jour pour effectuer plus de 10 heures de travail sur le chantier. Le payement se fait au mois avec les vendredis et les jours féries déduit y compris les journées d’intempéries. Vu que  ces ouvriers sont originaires des localités d’Ain Farah, d’Oued El Abtal et de Takhmaret, ils ne peuvent rejoindre leurs domiciles faute de moyen de transport pourtant inclus dans les conditions de recrutement, alors ils se contentent de passer la nuit dans une baraque  de fortune au niveau du chantier. Ahmed, un retraité qui a été recruté dans ce chantier pour occuper la fonction d’infirmier, se voit confier le poste d’infirmier, de pointeur, de gardien et secrétaire pour un salaire de 18.000 DA avec jours fériés déduits. Les travailleurs qui sont dans leur majorité des personnes venant des zones enclavées où la vie est dure, acceptent sans revendications ces conditions, leur seul souci c’est de gagner un salaire qui leur permet de subvenir aux besoins de leurs familles. Mais où sont les inspecteurs du travail qui sont chargés de procéder à des contrôles inopinés et doivent réclamer les registres de paie, les bordereaux de cotisation qui sont remis mensuellement aux caisses d’assurance auxquels sont affiliés les employeurs ? Si Mohamed dit « Les gens qui parlent du manque de la main d’œuvre ont complètement tort, parce que les ouvriers qui sont à la recherche du travail sont en nombre, mais comme les employeurs sont menteurs, les ouvriers les évitent, parce que le matin on leur offre un salaire de 1500 DA/Jour pour l’arrachage de la pomme de terre, d’oignons ou pour effectuer des travaux de maçonnerie, en fin de journée, le patron s’enfuit et c’est son frère ou l’un  de sa famille qui vous paye la moitie du salaire proposé le matin et en cas de refus, vous serez envoyé balader sans le moindre sou, ceci dans le seul but de tromper l’opinion et l’administration, et faire croire aux gens que la main d’œuvre est introuvable pour faire augmenter les prix de leur production».  Bénali, un chef d’entreprise dit « L’entrepreneur a beaucoup de charges, personne ne se soucie de nous, l’ouvrier vous demande un salaire de 1000,00 à 1500,00 DA /jour alors qu’il n’est pas productif,  on est obligé de le faire travailler des heures en plus pour compenser le temps perdu durant la journée. Concernant la déclaration d’assurance, je ne peux pas le déclarer, parce que certains ne travaillent qu’une semaine ou quelques jours, c’est une perte pour moi. En cas d’accident je peux le faire passer pour un autre assuré. » Ce dossier mérite toute une analyse pour situer les responsabilités sur le terrain.                 

B. Boufaden
Mercredi 26 Novembre 2014 - 17:05
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