REFLEXION

MASCARA : Le transport, un secteur otage des chantages

Transporteurs et voyageurs se rencontrent sur un point de vue qui fait l’unanimité. On se demande pourquoi a-t-on interdit aux transporteurs de transiter par le boulevard des martyrs où l’on rendait un précieux service aux fonctionnaires qui devaient en principe prendre le bus sans difficultés, et pourtant, disent-ils, on a jamais signalé un accident quelconque sur le Bd par un bus.



Ce boulevard est géré d’une manière anarchique par le stationnement et à certains endroits, ce sont les propriétaires de magasins qui imposent eux aussi leur diktat par le dépôt d’objets quelconque devant leurs magasins pour empêcher le stationnement. Au moment où toute la population s’attendait à voir la construction d’une gare routière en bonne et due forme, l’esplanade qui vient d’être réservée au stationnement des bus assurant la ligne Tighennif-Mascara a vu la moitié affectée à l’extension du jardin, comme si la ville n’a besoin que d’espace vert, d’ailleurs les espaces verts existant sont à l’abandon ou demeurent complètement désertiques devant une jeunesse sans civisme qui trouve son intérêt plus dans la destruction que dans l’entretien. La ville qui a perdu sa gare routière même si elle ne présentait pas les conditions exigées pour être attribuée à un privé qui va planter des bâtiments, attend toujours qu’on lui désigne un terrain pour voir naitre à nouveau cette gare routière. Une ville de 60.000 habitants ne possède pas une gare routière et pourtant elle est transitée par les transports de voyageurs de la wilaya de Tiaret sur Mascara et les trois autres daïras qui l’entourent comme Hachem, Oued El Abtal et El Bordj. Citoyens et transporteurs se posent la question « Où est la direction du Transport dans ce problème ? » Mlle Habiba dit «  La direction du transport n’a jamais, peut être depuis sa création, joué son rôle au niveau du transport, avec des transporteurs qui ne remplissent aucune condition pour être transporteur, des receveurs en majorité voyous, une mauvaise gestion au niveau des arrêts et le reste », par contre Ali dit «  nous sommes entre les mains de barons qui imposent leur diktat et ne reculent devant rien, même les services de sécurité ne veulent pas les approcher pour des raisons que l’on ignore, nous sommes victimes sinon les dindons de la farce. » En effet, les risques que font courir ces transporteurs aux voyageurs est d’une grande inquiétude, le jeudi passé, un bus de marque Toyota a failli causer une catastrophe après la crevaison des deux roues arrières, parce que le chauffeur faisait de la vitesse pour arriver dans les temps qui lui sont fixés sinon il perd son tour, et ces temps sont fixés par la direction des transports qui oblige les transporteurs à faire du rallye en exposant la vie des gens au danger. Par contre au niveau de la Direction des transports qu'on a essayé d'avoir son point de vue, on nous annonce toujours que son directeur est pris par une réunion ou qu'il est en mission et personne ne veut prendre la responsabilité pour répondre à nos questions et aux accusations qui viennent des transporteurs et des citoyens.

B. Boufaden
Mardi 7 Janvier 2014 - 18:07
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