REFLEXION

MASCARA : Le manque de main d’œuvre pose toujours problème à Tighennif

La ville de Tighennif possède une main d’œuvre importante qui demeure inexploitée or que toutes les entreprises et l’ensemble des fellahs posent le problème de la main d’œuvre qualifiée, quel est le problème qui se pose entre l’offre et la demande de la main d’œuvre ? Suivant une recherche faite sur le terrain même, on remarque qu’il n’y a pas vraiment un manque de main d’œuvre comme on le prétend, mais il y a une mauvaise prise en charge de cette main d’œuvre.



En effet, Mohamed que nous avons rencontré à l’endroit dit « le guichet » à l’entrée de Tighennif nous a dit « Je suis venu ainsi que d’autres amis tôt le matin, vers quatre heures, à la recherche du travail, on est de la commune d’Ain Farah qui se trouve à l’extrême Est de la wilaya de Mascara, d’autres sont de la commune de Takhmaret dans la wilaya de Tiaret, le matin, les fellahs et autres maçons et même des citoyens, viennent ici à la recherche de travailleurs, les fellahs font un choix, ils prennent les jeunes qui peuvent tenir de sept heures à midi pour la cueillette de la pomme de terre, des oignons ou la plantation, et là se pose un problème. Le matin c’est le patron qui vient chercher les ouvriers avec lesquels ils fixent le salaire qui varie entre 1000 DA et 1500 DA selon le travail à effectuer, mais vers dix heures du matin, le fellah part chez lui ou s’occupe d’autres choses et c’est le fils qui le remplace, il apporte aux ouvriers de la limonade et du pain pour casser la croute et à la fin de la journée fixée à midi, le fils paye ces ouvriers à 900 DA voire moins tout en leur faisant savoir que c’est la décision du père, pour toute discussion allez-y le voir, donc il y a arnaque, ensuite il n’y a aucune couverture sociale, plusieurs d’entre nous ont péri au fond de puits, touchés par des tracteurs sans capital décès. » Cette situation peut nous donner une idée sur le manque de main d’œuvre pour les uns et pour les autres. Les fellahs nous donnent une autre version des faits. Hadj Benali fellah de Ghriss dit « Il y a un manque de main d’œuvre, sachez que les personnes âgées ne peuvent plus, les jeunes ne veulent pas du travail de la terre, les quelques-uns qui  s’intéressent vous posent des conditions pour travailler, d’abord, il y a la question de l’horaire, ils commencent à 7 heures pour partir à onze heures, ils exigent à manger, du café, au départ ils prennent une quantité importante soit de pomme de terre, d’oignons et autres maraichages qu’ils vendent sur la route et puis un salaire qui parfois dépasse le tolérable (1500 à 2000 DA) tout compte fait, la journée pour un seul ouvrier vous revient très chère par rapport à la culture que vous avez. » Qui a raison et qui a tort ? Bouchentouf, maçon de son état dit « moi, j’ai vécu le problème de main d’œuvre, en ayant pris connaissance du problème, j’ai fait mon choix sur trois ouvriers qui devaient m’aider dans ma tâche, je les ai assurés tout en m’assurant moi-même, et depuis, je suis très bien. Tout le monde, disait-il, cherche à assurer sa carrière, moi je suis maçon, je travaille parce que je gagne bien, mais l’ouvrier n’a que le gain de la journée automatiquement il veut lui aussi assurer sa carrière, alors que ces fellahs et ces entreprises fassent le nécessaire et ils n’auront plus le problème de main d’œuvre ». Le guichet comme appelé pose problème pour la ville de Tighennif, parce que le lieu choisi ne répond pas à ce genre de rassemblement, ces ouvriers posent problème pour les passants, puisqu’ils agressent verbalement toutes les filles et femmes qui transitent par ces lieux pour se rendre soit à l’arrêt des bus de l’université qui  se trouve à proximité, soit au lieu servant de gare routière. Il est également devant une station d’essence où il y a un mouvement de véhicules, et puis le nouveau tribunal de la ville qui vient d’ouvrir ses portes mérite une certaine sécurité. Ces ouvriers devaient en principe être déplacés vers le souk du gros qui se trouve sur la déviation périphérique de la ville,  chaque matin un énorme encombrement se fait par les camions et autres Mazda à l’entrée de la ville. Les responsables locaux doivent se pencher sur ce problème, la situation mérite une journée d’étude bien approfondie par les spécialistes afin de trouver la solution qui s’impose et permettre l’encouragement du développement de l’agriculture, du tourisme et de l’artisanat comme le prévoit la politique de notre Gouvernement.  

B. Boufaden
Samedi 5 Décembre 2015 - 15:51
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