REFLEXION

MASCARA : La gare routière, fief des délinquants

La gare routière de Mascara est devenue depuis un certain temps le fief de prédilection pour des délinquants qui viennent des localités avoisinantes du chef-lieu de la wilaya.



En effet, les transporteurs se permettent d’amener n’importe qui pour être un receveur ou chauffeur sans voir le profil de la personne s’il est en rapport avec le milieu dans lequel il va exercer et le genre de personne à qui, il aura affaire. Ces messieurs deviennent au bout de quelques semaines des personnes qui se permettent d’agresser verbalement filles et garçons, sans compter la façon par laquelle ils traitent les voyageurs, en particulier les femmes et les personnes âgées. Les nouveaux arrivés sont tout de suite instruits par les anciens sur la façon dont ils doivent agir, c'est-à-dire, faire le tri parmi les voyageurs ; ceux qui devront s’arrêter en cours du trajet n’auront pas le droit d’emprunter le bus sauf ceux qui doivent descendre au terminus. Les jeunes filles vivent des vertes et des pas mûrs avec ces soi-disant receveurs qui leur font tous genres de proposition, parfois d’une manière humiliante et devant les présents sans aucun scrupule, où ces personnes respectables sont touchées dans leur amour par un receveur soutenu par le chauffeur, faisant valoir leur idée même contraire à leur fonction. « On se demande, dit une demoiselle, que fait la Direction des Transports devant cet état de fait ? Tous nos doléances demeurent lettres mortes et ces messieurs continuent à nous imposer leur diktat. Que font les inspecteurs du transport, ces messieurs que nous ne les voyons jamais que ce soit durant nos trajets ou du moins au niveau de la gare routière ? » Hadj Mohamed, un professeur du cycle secondaire, qui s’apprêtait à prendre le bus de la ligne de Mascara-Hachem pour se rendre à Tighennif, fût interpellé par le receveur qui, nous dit-on, était simplement remplaçant pour deux jours, à quelques dix mètres de l’arrêt du bus « où vas-tu-toi ? On ne prend pas les gens de Tighennif, tu peux aller voir le bus d’Oued El Abtal ». Le professeur voyant le comportement du bonhomme, ne dit pas un mot et fait demi tour vers le bus d’Oued El Abtal. Le receveur pris d’illusion, s’approche du bus d’Oued El Abtal et commence à se vanter, comme quoi, il pouvait corriger quiconque, heureusement que le chauffeur du bus alla à sa rencontre et a même failli lui infliger une raclée si ce n’est l’intervention de leurs collègues. Beaucoup de choses se passent au niveau de cette gare routière qui demeure délivrée à elle-même et où personne n’est à l’abri de l’agression verbale ou corporelle. La Direction des transports doit agir et ces transporteurs doivent se conformer à la réglementation régissant le transport. Les voyageurs doivent en principe voyager sous la protection du transporteur lui-même jusqu’à l’arrivée à la destination indiquée sur le ticket. La Direction des transports doit, en principe, faire la sélection des chauffeurs et des receveurs et exiger de ces derniers de subir un stage de quelques semaines où l’on doit leur apprendre la responsabilité de chacun d’eux devant le voyageur et leurs droits devant celui-ci sans que l’un ou l’autre ne soit défaillant devant la loi. La sécurité des voyageurs risque de se détériorer si aucune décision n’est prise pour mettre chacun devant ses responsabilités.      

B. Boufaden
Mardi 3 Décembre 2013 - 17:12
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