REFLEXION

MASCARA : La culture de la pistache se développe à travers la wilaya

La wilaya de Mascara connue autrefois par ses vignobles durant la période coloniale, s’est séparée progressivement de ses vignes au point de les faire disparaitre à l’exception de quelques cépages qui viennent d’apparaitre et sont entretenus suivant la nouvelle technologie, c’est des vignes à piquet qui prennent la hauteur, il y a également le développement de l’olivier.



Cette espèce qui était domiciliée dans la région de Sig pendant plusieurs décennies, commence à prendre de l’ampleur dans d’autres régions comme Oued Taria, Tighennif et Hachem et voilà qu’apparait le pistachier, un fruit qui était méconnu jusque-là et qui fut introduit dans la région de Tighennif par l’ITAF (Institut Technologique des Arbres Fruitiers) à travers des essais qui se sont avérés concluant. En effet, ces fruits ont apparu dans la wilaya de Saida où de grands vergers longent la RN 4, puis ils font leur apparition au niveau de l’ITAF et dans une partie de la commune de Maoussa. Ces fruits demeurent inconnus par l’ensemble de nos fellahs. La pistache est un fruit sec, produit par un arbuste de climat méditerranéen, appelé le pistachier vrai (Pistacia vera L.) de la famille des Anacardiacées. Elle se présente sous la forme d’une petite graine de couleur verdâtre et de saveur douce, logée dans une coque qui s’ouvre quand le fruit est mûr. Sur le plan botanique, la pistache est une drupe, à pulpe (mésocarpe) et exocarpe très minces, à noyau sclérifié (endocarpe) contenant une graine unique. Ce sont les cotylédons de cette graine, vert clair, couverts d’une mince pellicule rougeâtre, qui sont comestibles. (Selon un article Wikipédia) La pistache peut se consommer crue, comme les amandes, ou grillée. On incorpore la pistache aux sauces, aux farces, aux terrines, aux pâtés, à la crème glacée et aux pâtisseries. Elle renferme environ 50 % de matières grasses, composées à 83 % d’acides non saturés, et environ 23 % de protéines et 13 % de glucides. Elle est source de potassium, de cuivre, de magnésium et de fer. Elle a été introduite en France au XVIIe siècle et y était nommée alors amande de Perse. Les pistaches sont introduites en Europe sous les Romains, sous Louis XIV. Cette graine est désignée sous le nom d'amande de Perse en raison de la provenance des plus recherchées. Ce n’est qu’au début du XXe siècle que l’on commence la culture de pistaches en Amérique, notamment en Californie, le climat dit méditerranéen se prêtant bien à sa culture. Le pistachier est planté en vergers et produit des fleurs mâles et femelles sur des arbres séparés.  Le fruit est composé d’une coque contenant une graine comestible. Cette graine, ou noix, a une peau violette et une chair verte. Quand le fruit est mûr, la coque s’ouvre naturellement. La récolte s’effectue en septembre au moyen de cueillette sur arbres où l’on fait tomber les noix dans une bâche afin d’éviter qu’elles ne touchent le sol. La pistache est riche en nutriments. Elle offre plus de 30 vitamines, minéraux et phyto-nutriments différents. Elle est par ailleurs l’une des noix les plus pauvres en calories. Enfin, la pistache a une influence positive sur les réactions excessives liées au stress, grâce au grand nombre d’antioxydants qu’elle contient comme le resvératrol, la lutéine, la quercétine ou la naringinine. La pistache contient aussi du magnésium, connu pour ses vertus anti-stress car il aide à réguler la pression sanguine. Elle contient enfin une quantité significative de gamma-tocophérol, une forme de vitamine E qui aide notamment à réduire le risque de cancer du poumon. Sa qualité doit malgré tout être très surveillée vis-à-vis des mycotoxines (substances toxiques synthétisées par des champignons microscopiques). L’introduction de cette plante en Algérie s’est faite il y a une vingtaine d’années et a donné les premiers résultats encourageants, une campagne de sensibilisation a été initiée et lancée en direction des agriculteurs pour investir et élargir cette nouvelle filière. Les expériences entamées par l’ITAF ont donné de francs succès, les fruits obtenus n’ont rien à envier à ceux importés, disent les responsables. Les fellahs de la région de Mascara peuvent s’investir puisque cette filière ne demande pas assez de frais et d’eau. Elle ne demande pas également de spécificité technique, les instituts agronomiques de la formation professionnelle peuvent également sacrifier un programme pour les stagiaires qui seront disponibles sur le terrain pour développer cette filière.

B.Boufaden
Mardi 29 Novembre 2016 - 20:00
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