REFLEXION

MASCARA : L’innocence exploitée par les parents

Malheureusement, pendant les vacances scolaires, il est constaté qu’un nombre important d’enfants, tous âges confondus, sont exploités par leurs propres parents qui les orientent vers la gare routière de la ville de Mascara, les ‘’chargeant’’ de vendre différents produits. On les trouve tôt le matin avec les bras chargés de cartons, remplis de chocolats et autres gâteaux ou des plats d’œufs bouillis, faisant du ‘’bus à bus’’ proposant leurs marchandises aux voyageurs.



Ces enfants sont ‘’missionnés’’ par leurs propres parents pour travailler et vendre un minimum de produits en contrepartie de gains et bénéfices, qu’ils doivent remettre en fin de journée. Ces gamins sont exposés à tous les risques au quotidien, ils sont souvent agressés par leurs ainés et pris dans des ‘’engrenages’’ où ils pourraient être victimes d’agressions sexuelles, ou fréquenter le milieu de  la délinquance en commençant par fumer des cigarettes, des ‘’joints’’ et à consommer des boissons alcoolisées. En d’autres termes, tomber dans un monde de l’‘’interdit’’. Combien d’enfants innocents qui vendaient des bourses en plastiques se sont transformés en délinquants ? Nous avons approchés Ahmed, 7 ans qui nous a confié : « Dès le premier jour des vacances, ma mère m’oblige à aller vendre des œufs au niveau de la gare routière [de Mascara], elle m’ordonne de ramener le soir le pain, le lait et d’autres aliments pour notre consommation quotidienne.  Quant à mon frère ainé qui est en 3ème année secondaire, lui il est réveillé à quatre heures du matin pour se rendre au marché de gros des fruits et légumes ». Un autre petit, Samir, âgé de 12 ans, orphelin de père, déclare :« Ma mère travaille chez des familles à mi-temps, et moi je suis obligé de me débrouiller pour avoir un peu d’argent pour couvrir les frais de ma scolarité, pour mes besoins personnels et aussi pour aider mes sœurs. La gare routière est le seul endroit qui me permet de gagner quelques sous. » Selon Mme Fadila « l’école demeure pour l’enfant ; le seul lieu qui lui permet d’échapper au diktat des parents défaillants. Face à ce phénomène qui prend de l’ampleur, la déperdition scolaire s’accentue de jour en jour et les responsables concernés fuient leur devoir. » Faisant allusion à la grève dans le secteur de l’Éducation, la dame ajoute : «Ces grèves récurrentes, sont aussi l’une des causes de l’absentéisme qui permet à certains parents dénués de scrupules et de savoir, d’exploiter leurs enfants à des fins personnels financiers, sans mesurer les conséquences qui peuvent en découler. » Cette grève a eu son impact positif en faveur du personnel enseignant d’une part. D’autre part, les élèves pénalisés subiront peut-être des échecs scolaires. Qui est responsable en fin de compte ?

B. Boufaden
Lundi 30 Mars 2015 - 17:39
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