REFLEXION

MASCARA : Bouhanifia, une ville thermale qui cherche ses repaires



La ville de Bouhanifia qui tire sa référence historique depuis plusieurs siècles et qui a connu le passage de plusieurs cultures, se voit aujourd’hui à la croisée des chemins par la faute de ces élus qui ne conjuguent aucun effort pour son développement et ce, malgré l’intérêt et les facilités que leurs accordent les responsables de la wilaya et à leur tête le wali. La ville de Bouhanifia qui présente une image qui ne réjouit aucun, vu la saleté et la dégradation de certaines de ces structures, les places publiques qui sont appelées à recevoir des visiteurs venant des wilayas limitrophes ne sont pas entretenues et des marchands de l’informel les envahissent au vu et au su de tous, cette image diffère de l’image que doit avoir une ville touristique, même l’esthétique de ces hôtels laisse à désirer, aucun insigne lumineux ou une devanture présentables n’existent. Les bains qui sont dans leurs majorités gérés par l’E.G.E.T et qui sont dans un état de dégradation  lamentable avec des façades crasseuses ainsi que des halls où s’entassent des gens sans la moindre commodité, laissent beaucoup à désirer. L’E.G.E.T domicilié à Tlemcen ne ménage aucun effort pour permettre à  cette station thermale de bénéficier de la contrepartie des ressources qu’elle verse dans un compte qui n’est pas le sien. Les responsables avec l’appui de la population et même des visiteurs veulent que cette station doit avoir son autonomie pour pouvoir bénéficier ou faire bénéficier la ville de ses ressources. Les hôtels privés qui ne se conforment point aux règlements de l’hôtellerie continuent à faire fonction de refuge sinon de dortoir et à des prix qui dépassent l’intolérable. Une chambre sans le moindre confort est loué à 2000 DA pour un lit et 2600 à 2800 DA pour les deux lits sans douche et le petit déjeuner est servi à part pour 150 DA la personne. Cet état de fait n’encouragera jamais le tourisme, en plus la Direction du Tourisme  ne juge pas utile d’appeler ces gens à appliquer les lois de la République.  Les responsables de ce secteur sont absents. La wilaya et à sa tête le wali a déboursé des sommes colossales pour l’aménagement de la rivière, mais les élus sont restés à l’écart ainsi que le privé. Les propriétaires des hôtels sont les premiers concernés pour les aménagements qui s’opèrent au niveau de cette ville et dont ils sont les premiers bénéficiaires, mais aucune initiative ne vient de leurs parts, ces derniers devaient en principe procéder à la pose d’enseignes lumineuses à l’entrée de leurs hôtels, de faire des avalements des façades pour donner à la ville un look de ville touristique, entretenir les espaces qui sont  à proximité de leur établissements et que dire des cafés qui ne présentent eux aussi aucune commodité que ce soit dans les lieux que dans les gouts, avec l’emploi des enfants de bas âge qui sont sous payés, sans formation, les restaurants c’est encore plus avec cette saleté et ces mauvais plats présentés aux clients, on a  essayé auprès de l’un d’eux de voir le plat spécimen qui sera présenté en cas d’intoxication ou autres litiges, mais le restaurateur disait qu’il n’a jamais entendu parlé de ce plat par quiconque, donc où sont les services d’hygiène ? Des tables de fortunes, des rôtisseries vétustes, des cuisines très mal entretenues tout ceci devant des contrôleurs d’hygiène impuissants ou complices ainsi que les bureaux d’hygiène de l’APC qui sans aucun doute n’existent pas. Pourquoi engage-t-on des campagnes de sensibilisation tambours battant si le mal nous ronge de l’intérieur des structures indispensables et dont personne n’ose les déranger même si leur comportement nuit à la santé du citoyen ? L’encouragement du tourisme doit passer par ces commerçants fantoches qui n’ont pour but que de faire des entrées d’argent même s’il s’agit de nuire à la société. Les Ministères du Commerce, du Tourisme et de l’Environnement à travers leurs présentations au niveau des Wilayas doivent se mobiliser et faire usage de l’application des lois de la République afin de permettre à notre pays de se remettre sur pied. Il n’est plus question de faire des discours vides, nous sommes à l’ère de la technologie, de la concurrence et de l’application pour avoir sa place parmi les grands. Le mal existe à tous les niveaux et personne en particulier les élus ne se dérange pour apporter un plus à ce pays qui continue à donner sans recevoir, des sommes très importantes sont investis dans tous les domaines et seuls quelques responsables intègres sont mobilisés pour demander des comptes et veiller au bien du trésor public, le reste emploi la citation de Napoléon « après moi, c’est le déluge ».  

B.Boufaden
Mardi 21 Avril 2015 - 16:52
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