REFLEXION

MARIAGE DES JEUNES : Un rêve irréalisable en Algérie..!

Nous n’avons pas de statistiques officielles. Il n’est certainement pas facile de les obtenir, dans le cas où elles ont pu être établies. Mais chacun est convaincu que le nombre de jeunes gens et jeunes filles, ayant atteint ou dépassé depuis longtemps l’âge du mariage, se trouvant encore célibataires, est en nette augmentation depuis de nombreuses années déjà.



MARIAGE DES JEUNES : Un rêve irréalisable en Algérie..!
Une situation pour le moins préoccupante et rien ne laisse présager qu’elle pourrait trouver une issue et que le nombre de célibataires va connaître une baisse dans les prochaines années à venir. En effet, avec une population composée de75% de jeunes, dont plus de la moitié est de sexe féminin, qui arrivent chaque année sur le « marché du mariage » le problème du célibat forcé ne pourrait que se durcir. « J’ai bientôt 38 ans. Je les bouclerais au mois d’août prochain. Mais je ne vais organiser aucune fête pour marquer l’événement.

Il y a bien longtemps queje ne célèbre plus d’anniversaire. Cela ne fera que me rappeler que je vieillis sans avenir. » Nous a déclaré Missoum, le vague à l’âme.

« Mon drame, poursuit-il, est que je refuse de réserver à mes éventuels futurs enfants le sort que j’ai moi-même connu. Je m’interdis de les mettre au monde pour les faire souffrir. » La première des choses c’est de pouvoir leur offrir un logement, ce qui est pour moi, à l’heure actuelle, un rêve irréalisable. Et puis, disposer d’un salaire devant me permettre de les nourrir et les habiller correctement. Loin de la vie qui a été la nôtre, mes frères et moi. Il n’est pas dit que j’irais jusqu’à partager le F3 avec mes parents. Où j’ai mon logement ou je déclare forfait. Je préfère encore rester célibataire toute ma vie que d’avoir à vivre le calvaire que connaissent ou ont connu certains de mes connaissances. D’ailleurs, beaucoup ont été contraints de divorcer, une belle-mère et sa bru sous le même toit, c’est un mélange fortement explosif.» Déclare catégoriquement - et sans rire - notre interlocuteur. Un autre jeune homme, Sofiane, moins âgé celui-là, n’en pense pas moins que son collègue de travail au sein d’une administration publique. Ce dernier estime que son revenu mensuel actuel ne lui a pas permis d’économiser suffisamment pour commencer seulement à y penser. » « Vous savez, comme moi, combien coûte la dot à verser aux parents de la mariée, les bijoux, les toilettes, les frais des festivités, etc. et surtout, comme l’a déjà dit Missoum, le prix du toit sous lequel doit s’abriter la nouvelle mariée. Tout cela m’a tellement trituré la tête, que j’ai décidé de ne plus y penser. Je m’en remets au mektoub (qui a bon dos) et je me sens mieux.» Des propos analogues nous ont été tenus par d’autres jeunes vivant le célibat forcé. Le même son de cloche tinte du côté des jeunes filles qui se marient, elles aussi, beaucoup plus tard qu’il y a une vingtaine d’années, ou un peu plus. Elles sont très nombreuses à poursuivre des études supérieures, certaines poussent jusqu’à la spécialisation, qui prolonge leur cursus universitaire, faisant du mariage une tentation secondaire.

Elles sont enseignantes, médecins, cadres supérieurs, donc fortes d’une instruction qui ne les laisse aucunement d’envisager la vie au sein de la famille de l’époux.

Malika, bientôt 27 ans, nous confie-t-elle, ne s’interdit pas de penser au mariage « qui devrait intervenir bien sûr » selon elle, mais dans la mesure où toutes les conditions de réussite soient réunies ». «J’ai obtenu mon magister et vise le doctorat. Cela ne m’empêche pas de me marier, mais je n’ai pas encore rencontré l’oiseau rare » (elle sourit). « L’oiseau rare», pour Malika, est d’abord «un jeune homme qui possède un logement et un revenu décents. » Elle se dit « disposée à participer financièrement à « la construction du nid », mais comme c’est l’homme qui est chargé d’entretenir la famille, le futur mari devrait être en mesure d’offrir les conditions nécessaires permettant de faire face à ses devoirs. Nous précise Malika, qui ne cache pas que sa main a été demandée par un jeune qu’elle connaît depuis quelques temps déjà et qu’elle lui trouve les qualités recherchées. « On pourrait discuter plus sérieusement une fois qu’il aura son logement. C'est-à-dire dans un ana ou deux, si tout va bien.» Espérons que tout ira bien dans le meilleur des mondes, pour tous ces jeunes qui n’arrivent pas encore à convoler en justes noces et fonder le foyer tant désiré.

A. Salim
Mardi 15 Juin 2010 - 10:38
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