REFLEXION

MARCHE IMMOBILIER : Le logement demeure inaccessible



De par les enveloppes consenties par les autorités publiques pour améliorer le secteur de l’habitat et rendre accessible le logement, les prix des maisons restent inabordables sur le marché immobilier, notamment dans les grandes villes du pays. Ce marché connait bien des dysfonctionnements qui ont fini par influer considérablement sur les prix. Il est difficile de trouver à Alger ou dans une autre grande ville du pays un logement décent au-dessous de 5 millions de dinars. En effet on assiste à une véritable envolée des prix du logement quels que soit sa superficie et l’endroit où il a été construit. Même les autorités publiques à un réajustement des tarifs en classant les sites construits par catégories et zones. Le prix de base du m2 a été revu ainsi à la hausse pour les logements sociaux dont les bénéficiaires souhaitent devenir propriétaires. Ce prix commence à 12.000 DA le m2 pour les logements se trouvant dans des wilayas de l’intérieur du pays. C’est une politique tarifaire qui a été décidée à la suite des augmentations constatées sur les prix des matériaux de construction, le terrain et la main d’œuvre souvent étrangère si certains ont pu profiter des logements AADL cédés à partir de 2.800.000 dinars, il est difficile aujourd’hui de trouver un appartement à ce prix sur le marché. Certains spéculateurs ont même procédé à la sous- location AADL à des tarifs faramineux allant de 35.000 à 40.000 dinars pour ceux de la capitale, ce qui est formellement interdit par la législation selon une étude réalisée en 2008 par la banque mondiale, et consacrée à la région MENA, le prix du logement en Algérie demeure trop élevé : les populations, notamment celles à revenu bas n’y ont pas accès. Il a été relevé qu’une famille à revenu moyen doit épargner tous ses revenus annuels pendant environ neuf ans pour être en mesure d’acheter un logement de qualité moyenne dans les grandes villes. Un constat qui est difficile à dissimuler. L’Algérie vit selon ces experts, un problème d’accessibilité au logement et non de disponibilité. La disponibilité de l’offre reste confrontée à des prix excessifs, ce qui engendre une crise au niveau du marché beaucoup de logements ne trouvent pas ainsi des preneurs les pressions démographiques qui s’exercent actuellement sur la demande du logement se traduisent, également par la hausse des prix. Au vu de cette situation, l’on assiste à des occupations illégales de terrains et au développement de quartiers périphériques non aménagés. Une véritable exclusion des familles qui devient une réalité au vu et au su des autorités. Le logement en Algérie est devenu presque une affaire de famille pour construire une maison individuelle. Le projet prend également du temps ce qui explique d’ailleurs le nombre effarant de maisons inachevées et des constructions « illicites » sans permis de construction des quartiers entiers ont dû attendre des années pour bénéficier des voiries et de réseaux d’assainissement, le taux élevé de célibat est un autre indicateur des pouvoirs publics ont revu un texte de loi sur la location pour stimuler le marché de la location, car une ancienne disposition interdit aux propriétaires de faire sortir un locataire qui loue au-delà de 24 mois. Cependant le secteur de l’immobilier devra se professionnaliser existe réellement. Il suffit de trouver les mécanismes et les conditions appropriées. La fédération nationale des agences immobilières a du pain sur la planche. Dans un autre sillage, la problématique des constructions non achevées remonte à longtemps d’où la difficulté d’y mettre fin rapidement les pouvoirs publics pour opter pour cette loi de réconciliation qui pousse les personnes concernées à régulariser leur situation il y a lieu de noter que les travaux de viabilisation ont coûté à l’Etat 400 milliards de dinars précise selon une source proche du ministre de l’habitat de l’urbanisme. Nourreddine Moussa en outre il est prévu la constitution en vertu de cette loi de commissions chargées de résoudre la problématique d’absence de permis de construire ou d’acte de propriété sur terrain public cette commission devra se pencher sur chaque cas et statuer sur le cas de « régulation ». Il s’agit d’éviter les démolitions les pertes que cela pourra engendrer. Le nouveau dispositif prévoit par ailleurs la création d’un corps d’agents dont le dispositif prévoit par ailleurs la création d’un corps d’agents dont la mission consistera à vérifier la conformité des constructions par rapport aux dispositions énoncées par ladite loi.

N. Bentifour
Samedi 5 Juin 2010 - 11:12
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ACTUALITÉ
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