REFLEXION

MARCHE HEBDOMADAIRE DE BETHIOUA : La flambée des prix encore et toujours

Bien que le marché hebdomadaire du quartier populaire de Sidi Amar, qui est en fait un simple espace qui se transforme chaque vendredi matin en lieu de vente des fruits et légumes est censé être le moins cher à Oran, les prix qui y sont pratiqués, ces derniers temps, restent toujours hors de portée pour les ménages aux revenus moyens.



MARCHE HEBDOMADAIRE DE BETHIOUA : La flambée des prix encore et toujours
Jugez-en. La pomme de terre qui faisait 40 DA la semaine passée est remontée subitement à hauteur de 50 à 60 DA selon la qualité, les prix des poivrons se maintiennent à la barre des 120 à 140 DA, ceux des tomates oscillent entre 80 et 110 DA, les oignons, bien qu’ils soient concurrencés par les échalotes, sont à 85 DA. Et ce qui est connu de tous c’est que les produits exposés à la vente au souk, sont rarement de première fraîcheur. Mais, l’avantage de ce marché est de se trouver entre deux cités très populaires implantées à la lisière de Hai Cherif Lahcene, celle des bâtiments de la mairie et celle des bâtiments de la CNEP. Les habitants de ces cités qui sont loin des marchés couverts y font les provisions pour la semaine. D’ailleurs, ce marché, où la majorité des acheteurs sont des femmes, ne commence réellement à s’animer qu’à partir de 10h30 et 11h, c'est-à-dire lorsque celles-ci auront fini avec le ménage. C’est vrai que contrairement à la plupart des hommes, les femmes sont économes et n’achètent que les produits dont elles auront vraiment besoin. Mais la chose qu’elles avaient du mal à comprendre, c’est qu’il y a à peine six mois, 1000 à 1500 DA suffisaient à remplir le couffin, alors que maintenant, il faut presque le double pour avoir la même quantité de légumes. Les prix augmentent de manière si insidieuse sans qu’elles s’en rendent compte. En dehors des périodes où ils flambent littéralement, c'est-à-dire durant le ramadan, à l’approche des fêtes religieuses et parfois aussi, comme çà, parce qu’il fait trop chaud ou trop froid, les prix augmentent toujours continuellement, impitoyablement et sournoisement, deux à trois DA par semaine, les consommateurs payent sans rechigner, ils ne crient le holà que lorsqu’ils n’en peuvent plus. Mais comme il faut bien vivre et ne pas crever de faim, quand ils n’ont pas d’argent, ils en empruntent et ils achètent quand même. Les occasions pour augmenter les prix, commente une femme, il y en a beaucoup, mais celles qui feraient baisser les prix, il y en a aucune.  

Medjadji H
Dimanche 20 Janvier 2013 - 00:00
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Oran
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