REFLEXION

MARCHE DES FRUITS ET LEGUMES : Une stabilité qui risque de ne pas durer



MARCHE DES FRUITS ET LEGUMES : Une stabilité qui risque de ne pas durer
A trois semaines du mois sacré de Ramadhan, les choses semblent stables et évoluent dans le bon sens à Relizane, notamment au marché des fruits et légumes, où nous avons constaté hier samedi que les prix restent plus ou moins abordables pour les ménages. C’est vrai, on est plein saison de cueillette tant pour les fruits que pour les légumes, facteur déterminant dans la stabilité des prix affichés au niveau des différents marchés de la ville. Une virée effectuée hier au marché couvert de la ville, nous a permis de constater de visu que les prix concernant certains produits ont connu une baisse substantielle mais utile pour les ménages qui arrivent à tant bien que mal, à économiser quelques dinars qui seront affectés à d’autres achats. Sur les étalages du marché couvert, la pomme de terre est exposée entre 30 et 40 DA le Kg, les aubergines à 40 DA, les haricots verts à 60 DA, le poivron à 80 DA, les tomates à 20 DA, les carottes à 30 DA et l’oignon qui ne dépasse guère depuis plusieurs semaines déjà les 10 dinars. Pour les fruits de saison, tels la pastèque et le melon, ces derniers s’écoulent respectivement à 30 et 50 dinars le Kg. Cette stabilité des prix que connaissent le marché local, est due principalement selon les spécialistes à une production abondante de certains produits à l’image de la tomate qui a atteint, il y a peine quelques semaines le pic de 120 et 140 DA, la revoilà qui dégringole à son plus bas niveau à savoir 20 DA. Toutefois, cette situation risque de ne pas durer dans le temps et les familles redoutent une flambée des prix à la veille du mois Ramadhan, comme c’est le cas chaque année. Les ménages craignent cette année aussi, l’arrivée des spéculateurs de toutes parts pour faire du marché leur lieu de prédilection et de spéculation clandestine avec l’entrée sur le terrain d’intermédiaires véreux qui optent comme à l’accoutumée, pour le retrait de certains produits à grande consommation des étals, en raflant tout de chez les producteurs et autres fellahs, pour ensuite le stocker jusqu’à ce que le produit se fait rare dans le marché, c’est-à-dire neutraliser tous les circuits de commercialisation pour ensuite relancer les opérations de vente à des prix très élevés et c’est, de cette manière que ces énergumènes et suceurs de sang arrivent à monopoliser l’offre et la demande sans se soucier de la règlementation en vigueur ni de la bourse difficilement gérable des ménages. Aussi, il y a lieu de souligner que l’exception cette année, réside non seulement dans la stabilité des prix, mais que cette stabilité n’a pas été influencée ni de près ni de loin, avec l’arrivée massive de nos ressortissants vivants à l’étranger pour passer leurs vacances d’été auprès de leurs familles, comme c’était le cas ces dernières années. Nostalgiques pour la plupart d’entre elles, les familles algériennes ne font plus confiance à ces situations de grande abondance, et pour parer à toute éventualité plus particulièrement à la veille du mois de Ramadhan, elles optent pour les anciennes méthodes à savoir la conservation traditionnelle de certains légumes. Pour ce faire, ces familles saisissent cette opportunité pour acheter par quantités tous les légumes susceptibles d’être conservés dans le congélateur comme le poivron pour la préparation d’un des plats les plus prisés durant Ramadhan, la ratatouille, la tomate après l’avoir presser et mélanger à de l’huile de table, l’oignon qui ne nécessite pas une congélation mais tout simplement , l’on suspend à un mur sur une surface aérée, l’ail imbibé de vinaigre et mis dans un bocal etc… Des astuces que nos mères et grands-mères pratiquaient pour faire face à des imprévus et d’autres aléas. En tout état de cause, les choses semblent évoluer dans le bon sens en cette période des chaleurs, mais toujours est-il, que les services décentralisés de l’Etat concernés doivent sévir et ne plus permettre à certains commerçants véreux de spéculer et d’influencer les circuits de commercialisation réguliers mis en place par la loi.

Ahmed Mehdi
Dimanche 18 Juillet 2010 - 11:21
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