REFLEXION

MALGRE SON LIMOGEAGE, IL NE VEUT PAS RENTRER CHEZ LUI : Abdelaziz Belkhadem, évincé

M. Belkhadem, 67 ans, a affirmé qu'il partait « la tête haute, car le parti a remporté les élections législatives (de mai 2012) et locales (de novembre 2012) et j'espère que celui qui me succèdera fera mieux ».



MALGRE SON LIMOGEAGE, IL NE VEUT PAS RENTRER CHEZ LUI : Abdelaziz Belkhadem, évincé
Le patron du Front de libération nationale (FLN), au pouvoir en Algérie, Abdelaziz Belkhadem, a été évincé jeudi après une grave crise interne opposant deux tendances du parti, à moins d'un an et demi de l'élection présidentielle prévue en avril 2014.M. Belkhadem a perdu de justesse un vote de confiance auquel il a accepté de se soumettre, après des mois d'une crise sans précédent depuis 2003 au sein du comité central, instance suprême du parti, dont une partie réclamait son départ. Lors du vote à bulletin secret, 160 membres du comité central se sont prononcés pour relever M. Belkhadem de ses fonctions, et 156 ont souhaité qu'il y reste. Il y a eu sept bulletins nuls. Le scrutin a été supervisé par quatre membres désignés d'un commun accord par les partisans et les opposants de M. Belkhadem et trois huissiers de justice. M. Belkhadem, 67 ans, a affirmé qu'il partait "la tête haute, car le parti a remporté les élections législatives (de mai 2012) et locales (de novembre 2012) et j'espère que celui qui me succèdera fera mieux". Un important dispositif de sécurité a été déployé autour de l'hôtel de la station balnéaire de Sidi Fredj, à l'ouest d'Alger, où a eu lieu la réunion. A la dernière réunion du comité central en juin, les deux tendances du parti avaient failli en venir aux mains. Les membres du Comité central ont constitué jeudi soir un bureau provisoire pour gérer la session qui restera ouverte jusqu'à l'élection d'un nouveau secrétaire général, selon des responsables du FLN.
 
Genèse de la crise 
Depuis fin 2011, une sourde animosité oppose les pros et anti-Belkhadem, un homme du sérail, considéré comme un islamo-conservateur. Les réformateurs lui reprochaient notamment de favoriser le clientélisme et de rester sourd aux revendications de la jeunesse. La crise avait éclaté au grand jour avant les législatives, lorsque 200 des 330 membres du comité central avaient appelé au départ de M. Belkhadem, accusé d'exclure "les symboles" du parti des listes électorales. La contestation a pris de l'ampleur avec l'appel au départ de M. Belkhadem le 9 janvier par huit ministres du FLN et membres du comité central qui l'accusaient d'avoir tenté d'utiliser "les institutions de l'Etat pour assouvir ses ambitions personnelles" et affirmaient "ne plus reconnaître son autorité". "M. Belkhadem veut garder sa mainmise sur le parti en prévision de l'élection présidentielle de 2014", a déclaré à l'AFP l'ancien ministre Boudjemâa Haichour, l'un des chefs de file des contestataires. Dans une interview mardi à la chaîne privée tunisienne, Nessma TV, M. Belkhadem s'en est défendu et a accusé ses détracteurs de vouloir "semer la discorde entre le chef de l'Etat et (lui-même)".
 
Belkhadem ne veut pas rentrer chez lui 
Les  partisans de M. Abdelaziz Belkhadem, ont décidé de poursuivre les travaux vendredi s’en tenant à la procédure définie par l’ordre du jour de la 6ème session ordinaire du CC qui précise qu’après le vote de confiance ou de défiance du secrétaire général du parti, si retrait de confiance il y a, les membres du comité central se doivent d’élire un nouveau secrétaire général. Alors que Belkhadem fut évincé par le conseil central  et qui devait rentrer dans son domicile comme la fait avant lui le feu Mehri , il continue à gérer les affaires du congrès  .Or Belkhadem  s’est réuni  de nouveau à  l’hôtel Riadh de Sidi Fredj avec ses partisans , pour poursuivre les travaux de cette 6ème session, avec lui Ils ont décidé de désigner une commission de cinq membres du CC chargée de recueillir les candidatures pour l’élection d’un nouveau secrétaire général et de laisser le Bureau politique du FLN gérer les affaires courantes jusqu’à l’élection d’un nouveau secrétaire général. Réunion avec les contestataires et il tente de se réunir aussi avec une délégation de contestataires composée de’ Abdelkader Hadjar, Abderrazak Bouhara, Ahmed Sbaa et Affane Guezzane pour décider éventuellement de la composition d’une commission de candidatures de 12 membres  6 pour chaque camp, qui désignera les candidats pour l’élection d’un nouveau secrétaire général soit aujourd’hui soit dans 15 jours.
 

Réflexion
Samedi 2 Février 2013 - 10:49
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