REFLEXION

MALGRE LES RECOMMANDATIONS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE : La presse toujours harcelée et les journalistes poursuivis

Dans son message à la presse, le premier magistrat du pays, Président de la République à dit : « La presse devrait s’intéresser de manière systématique à toutes les questions, et ne doit marquer aucune hésitation à combattre les fléaux que sont la complaisance, le clientélisme, le régionalisme, la bureaucratie et la corruption ».



MALGRE LES RECOMMANDATIONS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE : La presse toujours harcelée et les journalistes poursuivis
La presse est de plus en plus harcelée, les journalistes sont consternés par la situation qui prévaut, ainsi que le degré de gravité des peines requises par les différents parquets et les condamnations dans des affaires dites de diffamation. Dans son message à la presse, le premier magistrat du pays, a pourtant rappelé dans son programme électoral pour sa troisième investiture, son engagement de procéder à la révision de la loi sur l’information, tout en appelant le gouvernement et les partis politiques à procéder à un examen approfondi des dispositions juridiques susceptibles de hisser la presse à un niveau de professionnalisme meilleur, comme il a souhaité que « la presse devrait s’intéresser de manière systématique à toutes les questions et ne doit marquer aucune hésitation à combattre les fléaux que sont la complaisance, le clientélisme, le régionalisme, la bureaucratie et la corruption ». Il l’a réitéré dans son discours d’investiture d’Avril 2009, « La liberté de la presse, qui participe essentiellement au projet démocratique, sera pleinement respectée, l’Etat restant déterminé à agir pour faciliter davantage encore et à tous les égards, l’exercice et le développement de la profession ». De son côté, le patron du FLN, M. Abdelaziz Belkhadem, a déclaré lors d’une réception avec les journalistes : «On va aller vers la dépénalisation du délit de presse », il a affirmé même que le FLN continuera « à se battre pour libérer la presse de toutes pressions ». Voilà les promesses du premier magistrat du pays et d’un ex-premier ministre, mais hélas, sur le terrain c’est tout autre chose qui est en train de se tramer. Sur le terrain cette préoccupation ne peut s’exercer librement dans la mesure où tout acte dénoncé aujourd’hui par la presse verrait son auteur condamné par la justice, donc le seul moyen pour que les orientations du président de la République soient respectées, il y a lieu de revoir la loi sur l’information. La mauvaise interprétation des textes et la confusion dans la distinction des responsabilités vis-à-vis de la loi, conduit inévitablement à des abus de pouvoir. La situation est devenue telle que le journaliste algérien se sente aujourd’hui non protégé. Les termes du code de la presse, que les autorités refusent toujours de modifier, sont vagues et susceptibles d’être interprétés selon le bon vouloir des magistrats. Les professionnels des médias ne sont pas traités équitablement par la justice, qui continue avant tout de servir d’autres intérêts que ceux du justiciable. Et les exemples font légion d’une wilaya à l’autre, à l’image d’un procès qui a vu le directeur de Réflexion et son directeur de la rédaction accusés dans une affaire de diffamation et ce malgré la présence de l’auteur de la requête à la barre, un entrepreneur de son état qui a eu affaire à une tentative de corruption de la part d’un maire d’une commune relevant de la wilaya de Mostaganem. Les journalistes travaillent aujourd’hui sans protection et n’ont même pas le droit à la parole pour s’exprimer. Comme chaque année, à l’occasion de la journée internationale pour la liberté de la presse, les déclarations de bonnes intentions ne manquent pas. A les entendre, on jugerait que les orateurs ont un attachement ombilical à la libre expression. Pourtant leurs belles paroles, ne sont restées que paroles, la réalité sur le terrain est tout autre. C’est pour toutes ces raisons, que les participants au séminaire national sur le code de l’information, le statut du journaliste et les droits de la femme au sein de la corporation de la presse, organisé dans la wilaya de Saida le 3 mai, ont lancé un appel au gouvernement pour la dépénalisation du délit de presse et l’abrogation des articles 144 et 144 bis du code pénal. Parlant de la liberté de la presse, on ne doit pas occulter le droit du citoyen d’être informé.

Amara Mohamed
Vendredi 14 Mai 2010 - 23:01
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